I. Publiée par Bozerian en
^79 SUR UNE ÉDITION
tique, et n'a point d'égal parmi les philosophes^ moralistes. Son Discours sur les sciences, si remarquable pour le style, n'est peut-être, quant au fond des idées, qu'une déclamation brillante. Son Discours sur l* inégalité, bien plqs fort.ement écrit, et surtout bien plus riche de pensées, contient le germe de tous les ouvrages qui, depuis, ont étendu et affermi sa réputation. Ainsi, dans le commencement de cet âge illustre que l'on vçiitw en vain décrier, quelques - unes des JLettn^ p0rsanes annonçaient X Esprit des Lois , et révélftii^ tout Montesquieu.
La Nouvelle Héhtse lyiéntait Teq^hpusimilif qu'elle excita quand elle parut. Il était ^ns doiil^ facile d'apercevoir les imperfections du pUa ; ^Iff n'ont pas échappé à la critique, pas ménie 4 iCfdl? de l'auteur; mais combieM elles sont rachetéf^ par des beautés de fonds et de détail, aussi nom^ breuses que supérieures ! Quinze ou vingt lettra$ » diversement admirables, n'auraient p^s du eqcou^ ragera composer des romans dans cette form^. Du reste , il est à désirer qye nos romanciers actuels copient un peu moins la Nouvelle Héloise , et qu'ils l'étudient davantage. £n la relisant avec un boa esprit, ils y trouveront de l'éloquence sans phébm, de la sensibililité sans pathos , de la p^sion ;sai|# mouvements convulsifs, et des expressions neuves sans néologisme.