‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiques (volume 3)Chapitre 49 sur 58 · DU REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS · texte numérisé non relu

DU REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS

DU IHSTRICT DES GOaDELIEBS,

!.■ 99 ATftII. 175^

M. J. Cb^nisr » chargé par rAssemblée d'un Rapport sor rétablissement de l'Opéra , a demandé la parole, et a dît :

Messieurs,

J E crois ne pouvoir mieux me t endre digne de la oommission dont vous avez bien voulu m'honorer qu'en vous rappelant, sur la question qui nous occupe , les vrais principes de la liberté : ce sont les seuls qui puissent être défendus, dans une assemblée dont le patriotisme est célèbre, par un citoyen qui a consacré ses faibles talens k la cause patriotique.

Avant d'énoncer mon opinion sur l'établissement de rOpéra , permettez - moi de combattre des erreurs qui sont encore répandues dans une partie du public Je tâcherai d'être précis , et de ne point abuser de votre attention.

StlJ L'ETABLIS ^j jy^ L'OPÉRA. 453

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appartiennent à la Commune : c« „ !»:„,

paraît fort étrange. En effet, Messieui. .^^

chanter, danser en public, pour un prix lu rc'est un moyen de faire valoir une industrie h. ' time. Il faudrait, pour être conséquent, affirma que l'industrie de chaque citoyen est la propriété de la Commune. L'absurdité évidente de cetUî proposition démontre l'absurdité de la première. Dans l'ancien régime, Les spectacles appartenaient, par le fait, à des agens du pouvoir exécutif, tels que le Ministre de Paris pour l'Opéra, et les Gentilshommes de la chambre pour les autres grands spectacles. Ils usaient de ces établissemens comme de leur patrimoine, et distribuaient l'argent donné par le public, non pas aux individus dont les talens étaient les plus chers au public , mais à leurs maîtresses et aux amis de leurs valets de chambre. Si la succession du Ministre de Paris était, en cette partie , à la convenance de quelques magistrats municipaux,conviendrait-il aux citoyens

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