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i5i8 UTTÉRATURÊ FRANÇAISE.
sont à Verdun ; Léonce les joint , afin de piinif les Français, qui ont changé de gouvernement sans sa permission. Par malheur il est pris les armes à la main : c'est son premier et unique exploit. Après d'inutiles efforts pour lui sauver la vie, Delphine lui donne la sienne. Dans la prison, sur le char funèbre , au lieu du supplice , elle l'accompagne , l'exhorte , et meurt avec lui. Ce dénoùment est trop fort pour être pathétique; mais la nullité de Léonce, qui n'est à tous égards qu'un héros passif, relève le courage actif et sans bornes de la véritable héroïne. Autour de cette figure principale sont habilement groupés d'autres personnages. L'auteur peint avec des couleurs aussi vives que variées cet égoîsme adroit et caressant; science de vivre de madame de Vermont ; le sec bigotisme de sa fille , épouse de Léonce; la dévotion pleine d'amour de Thérèse d'Ervins; la sagesse modeste de mademoiselle d'Albémar, et la raison ferme de Lebensey. Dans chaque lettre , à chaque page , on trouve des idées fines ou profondes; mais nous ne saurions admettre le principe qui sert de base à tout l'ouvrage. Non : l'homme ne doit point braver l'opinion ; la femme ne doit point s'y soumettre : tous deux doivent l'examiner, se soumettre à l'opinion légitime , braver l'opinion corrompue. Le bien , le mal sont invariables : les convenances qui assu-