‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiques (volume 4)Chapitre 160 sur 178 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

(cdie posthume, intitulée la Famille bretonne. « Lorsqu'elle a été représentée pour la première «fois, ce chapitre était depuis long-temps ter- «( miné ; mais un article à part ne sera pas de trop a pour elle. La vivacité bretonne , la tendre amia tié, les querelles, les racoromodemens des deux a frères , Germain et Marcel y remplissent trois (X actes , filés avec art. Les naïves amours du fils cr de Germain et de sa jeune cousine font partie « de l'action ; car te voisin Hilaire a une fille k « marier. Le fils de Germain sera riche; et, selon « que les frères sont bien ou mal ensemble , Firce min doit épouser tantôt sa cousine, et tantôt la <c fille du voisin. Madame Germain est d'un ca- (c ractère aimable. Par la douceur et l'adresse , elle a parvient souvent à réconcilier son beau-frère (c et son mari; mais nul n'y contribue aussi bien « ({xx' Hilaire y et précisément par les efforts qu'il « fait pour les brouiller sans cesse. Ce sont là « des idées ingénieuses , de véritables ressorts « comiques. La diction d'ailleurs est correcte , la cr versification facile , le dialogue rapide. Le pre- « mier acte est excellent d'un bout à l'autre. Le a second se soutient par les détails , et mieux enrc core par deux scènes originales.

« Le troisième languit d'abord ; mais bientôt il « se relève ; et le dénoûment ne saurait être plus « heureux. Cette jolie pièce, Tune des meilleures

an.

34o LITTÉRATURE FRANÇAISE.

« comédies de Colin , par conséquent de toute l'é- « poque , est précédée d'un prologue non moins « joli j composé par M. Andrieux. Les deux poète tes, les deux amis sont en scène : on croit les «entendre, et distinguer même les styles qui se « mêlent sans se confondre. Ce prologue a été ce vivement applaudi. La pièce a joui d'un succès «brillant, et que personne n'a contesté; car on <f aime à rendre justice aux talens qui n'existent «plus.»

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