‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 12 sur 266 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

HENRI, ANNE DE BOULEN

( Les portes du palais tant fermées. ) HENRI, àpart.

C'est elle. Allons. Combien je vais souffrir !

▲ NHE D£ BOULEN, àpart.

Son aspect me consterne. A quoi dois-je m'attendre?

HENRI, toajoors à part.

Mais n'importe, il le faut : j'ai promis de l'entendre.

ANNE DE BOULEN, encoreàpart.

Daigne-t-il seulement jeter les yeux sur moi ?

HENRI

Vous avez souhaité de revoir votre roi , Madame.

ANNE DE BOULEN

Juste ciel ! quel effrayant langage !

HENRI

£h quoi ! ce nom sacré vous parait un outrage ?

Sire, entre nous jadis il fut des noms plus doux.

HENRI

Je ne dois plus porter le nom de votre époux.

ANNE DE BOULEN

L'hymen à votre sort m'a donc en vain liée ?

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