‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 130 sur 266 · GRACCHUS^ CORNÉLIE, LIGINI A , FULVIUS , LE PEUPLE · texte numérisé non relu

GRACCHUS^ CORNÉLIE, LIGINI A , FULVIUS , LE PEUPLE

IjSl mort!

GORNÉLIK.

Non , non , cruel ! c'est à moi qu'elle est due ; L'orgueil des Scipions dont je suis descendue, Le nom, les dignités, le rang de mes aïeux, Tous ces fantômes vains ne sont rien à mes yeux : Mes fils! voilà mes biens, mes trésors, ma parure; Tai gravé dans leur cœur les lois de la nature, Jje respect pour le peuple, et Famour de ses droits. Au sein de leur berceau je leur ai dit cent fois Qu'il faut de l'indigent soulager les misères , Que des patriciens les plébéiens sont frères; Que l'homme en tout pays naît pour la liberté, . Et qu'il n'est de grandeur que dans l'égalité. Tous deux ont cru leur mère, et leur mère est contente: Us ont par leur vertu surpassé mon attente.

Je vous rends grâce, ô Dieux : j'ai porté dans mon sein Deux mortels vraiment grands, l'honneur du nom romain- Leur gloire impérissable à la mienne est unie; L'Univers avec eux citera G)rnélie.

Si le sénat punit la gloire et les vertus.

C'est trop peu d'immoler le dernier des Gracchus : Ne vous arrêtez point au piilieu de vos crimes; Consul , patriciens , voilà d'autres victimes , Venez; près de Caïus vous voyez tous les siens. Où sont vos meurtriers? ses forfaits sont les miens. Par sa mère du moins commencez le carnage ;

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