ACTE II, SCÈNE III
GRACGHUS.
Conservez votre vie.
OPIMIUS
Fuyez ces lieux.
CORNÉLIE
Moi fuir! Connais-tu Cornélie?
Mère, auprès de mon fils je brave le danger : Aux cotes de Caïus nous venons nous ranger ; A ses côtés , c'est là le poste de sa mère.
Si j'avais dans le temple accompagné son frère , Taurais péri cent fois par vos coups inhumains Avant que mon enfant fût tombé sous vos mains.
OPIMIUS
J'excuse vos transports, je plains votre tendresse; Mais des esprits ardens qui fermentent sans cesse Remplissent nos remparts de tronbles éternels , Et Caïus est le chef de tous ces criminels.
LICINIA.
Mon époux!
CORNléLIE.
Qu'a-t-il fait?
opiMiirs.
Sans cesse il nous outrage; Il nourrit contre nous des sentimens de rage ; De son cœur ulcéré rien ne peut les'minnir.
CORNJÉLIE.
Et qu'a-t-il mérité?
OPIMIUS
^ I^a mort doit le punir.
198 CAIUS GRACCHU&