SCÈNE III
AMÉLIE
Me punir! et de quoi ? Quelle est donc mon offense? Que m'ordonne ce Dieu, soutien de mon enfance? Dans un autre séjour ne puis-je le chérir ?
Dois-je quitter la vie avant que de mourir ?
J'attends tout de lui seul : il me sera propice ; On n'achèvera point le cruel sacrifice :
Cette voix du tombeau, ces accens du malheur, Qui portèrent l'effroi dans le fond de mon cœur, Me donneront la force et la persévérance.
Cieux! ne confondez point ma timide espérance.