‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 20 sur 266 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

kNNE DE BOULEN, JEANNE SEYMOUR,

CRAMMER

JEANlfB SVTMOUR.

!ja voici.

ANNE DE BOULEN

Ciel ! fuyons.

32 HENRI YllL

JEAirifE SEYMOUB.

OÙ portez- vqpis vos pas ?

ANITE DE BOUiiEK.

Loin de vos yeux, madame.

JEANNE SEYMOUR

Ah! ne me craignez pas.

Je dois, je le sens trop , vous paraître importune; Mais je viens consoler votre auguste infortune: Je plains le cœur superbe au sein de la grandeur : Il n'aura point d'amis dans les jours du malheur.

ANNE DE BOULEN

Est-ce vous qui parlez ?

JEANNE SETMOUR. «

C'est Tnoi qui vous respecte.

C|LA,M]ltBR, à Addo die Boulen.

Madame , ah! que sa voix ne vous soit point suspecte !

ANNE DE BOULEN

Amis, parens, époux, quand tout m'ose outrager. C'est ma rivale, ô ciel! qui vient me protéger!

JEANNE SEYMOUR

Non, je ne la suis point : je suis votre sujette.

ANNE DE BOULEN

Dans quel étonnement son langage me jette !

JEANNE SEYMOUR

Le temps est précieux, madame; écoutez-moj :

De son appartement j'ai vu sortir le Roi ; Vos juges le suivaient : rien ne transpire encore ; Mais de jours plus sereins j'ose entrevoir l'aurore :

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