‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 211 sur 266 · ACTE V, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IL

Héloise respire! o tendresse! ô surprise!

C'est ici qu'est ma fille ! ici qu'est Héloïse ! Combien je vais l'aimer après tant de revers! Que je vais la venger des maux qu'elle a soufferts ! Quetardons-uous?Daignez me conduireauprès d'elle... Que d'Elmance enivré , que son époux fidèle.

Puisse encore à ses pieds lui redonner son cœur^ Dût-il, en la voyant, mourir de son bonheur!

Au nom du sentiment , et vertueux et tendre, Que vous lui consacrez et qu'elle a droit d'attendre, Devant elle d'kbord laissez-moi vous nommer; Songez qu'au bonheur même il faut s'accoutumer. A la mort, à l'oubli long-temps abandonnée, De ses nouveaux destins elle semble étonnée; D'un époux si chéri l'aspect inattendu , Accablerait son cœur trop fortement ému.

Elle sera long-temps languissante, affaiblie; Hélas! des maux sans nombre ont tourmenté sa vie. Par tant d'événemens agitée en ce jour, Celle que vous aimez repose en ce séjour.

Je veux à son réveil . lui parler de d'Elmance , Raconter sa tendresse, annoncer sa présence.

Tandis qu'à vous revoir je vais la préparer.

Dans la chambre prochaine il faut vous retirer.

d'elmance. ^■

De tous ces mSuvemens mon cœur sera-t-il maître ? a 22

Je vous avertirai quand vous pourrez ^raître.

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