AMÉLIE, ISAURE
Ciel!
UÉLOÎSE.
Mon époux!
AMÉLIE
Mon père!
HÉLOÏSE
Aimez-la bien , d'Elmance ; elle a sauvé sa mère.
d'elmance.
O ma fille !
HÉLOiSE.
Embrassez l'enfant de notre amour..
Hélas ! loin de vos yeux elle a reçu le jour.
d'elmaitce.
Que vous avez souffert! Des monstres que j'abhorre...
HÉLOÏSE
Non, je n'ai rien souffert, si vous m'aimez encore!
d'elmance.
Je prétends vous venger ; la loi doit les punir.
H^LOÏSE
lySlmance, je n'ai plus la force de haïr.
plofi cœur, las de tourmens, £aitigué de vengeance,
Est tout à la tendresse, à la reconnaissance.
( Eo loi montrant Isanre. ) t
Celle que vous voyez, par ses heureux secours, Dans le sein de l'abîme a prolongé mes jours ; Elle a veillé sur moi , veillé sur Amélie ; Mon sort sera le sien : c'est ma plus tendre amie.
ISAURE
Tant que j'existerai, puissé-je vous servir!
d'elmance.
En ce jour fortuné je dois tous vous bénir;
Vous surtout, Fénélon, grand homme, ami fidèle,
De la simple vertu rare et touchant modèle!
Approchez. Devant Dieu j'unis vos chastes mains : Aimez-vous; c'est la loi qu'il impose aux humains. Cette loi pour vos cœurs sera toujours sacrée, néloïse , oubliez une chaîne abhorrée :
Vous renouvelerez, au pied de nos autels, Des nœuds qui seront purs, qui seront immortels. Vos malheurs publiés vaincront le fanatisme; La fin do vos revers confondra l'athéisme; L'infortune, en secret se nourrissant de pleurs.