ACTE V, SCENE IV. 34i
HIÎLOÏSE.
Dans Cambrai , dites-vous ? Il venait pour me suivre ? Pour vous pleurer du moins : il croyait vous survivre.
HIÊLOÏSE.
Quoi! si près dISéloïse, il ignorait son sort? On avait à d'Elmance annoncé votre mort.
HELOÏSE
Il a formé peut-être un nouvel hyménée?
Sa main depuis ce temps n'a point été donnée.
HÉLOiSE.
Je suis loin dé son cœur; il a dû m'oublier.
Son cœur vous appartient; vous Tavez tout entier.
HELOÏSE
Ciel! à mon souvenir il trouve encor des charmes?
FÉNÉLOir.
Il vous nomme sans cesse en répandant des larmes.
HÉLOÎ8E.
Je respire. D'Elmance est donc connu de vous?
La plus tendre amitié m'unit à votre époux.
HIÉLOÏSE.
A Cambrai, dans ce jour, a-t-elle pris naissance?^
FÉNIÉLOW.
Ce sont des nœuds formés au temps de notre enfance.
HiLAÏSE.
Et vos yeux cnt revu mon époux aujourd'hui ?
Ici m^e, à Tinstant, j'étais auprès de lui.
H^^OISB.
Auriez-vous sur mon sort observé le sil^ice?
Fin ^Lozr.
Tai dit votre infortune et votre dâivrance.
HÉLOÏSB.
Gomment a4-il appris cet étonnant récit?
FEirÉLOir.
Avec tous les transports d'un cœur qui vous chérit
HÉLOÎSE.
Quand viendra-t-il revoir l'époiise la plus tendre ? Â l'heure oîi nous parlons il peut déjà l'entendre.
HÉ LOIS £
Expliquez-vous. D'EImance . . .?
FÉISÉIjON.
Est proche de ces lieux.
HÉLOÏSB.
Pourquoi ne vient-il pas ? qu'il paraisse à mes yeux !
Af.-