‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 234 sur 266 · TI MO PHASE · texte numérisé non relu

TI MO PHASE

Que veux -tu, mon frère?

TlMOLliON.

Regarde ce tombeau : c'est là au'est notre père.

TIMOPHAN £.

Héros quand il vécut, il est entre les Dieux.

Te rappelles-tu bieti sa mort et nos adieux ?

TiMOPHAlTE.

Oui.

TlUQhÉQJf.

Ses der^iiers cooseilft...

Étaient ceux de la glojbne.

TIM OLéOU.

Sont-ils profondément igravés daos ta mémoire ? Je me rappeUe trop ceç funeste^ momens.

TlMOLiOU.

Près de son lit de mort, quels furent nos sennena?

TIMOPHANB.

De chérir la vertu, de suivre sou enudinph,

37a TIMOLEOU

TIMOLiOV.

Mon frère , il nous entend ; son regard nous contemple; Et d'un père expirant chaque mot est sacré.

Quels furent ses discours y et qu'avons-nous juré ?

TIMOPHANB.

Je te Tai déjà dit

TIMOLiON.

Est-ce tout ?

TIMOPHAVE.

Non, sans doute.

TIM oLioir.

Le reste est loin de toi.

TIMOPH ANJE.

Peux-tu le crmre?

TIMOLÉOir.

Ecoute.

Tous deux il nous pressait dans ses bras languissans. C'est ainsi qu'il parla : ce Soyez bons , mes enfiws ; « Obéissez aux lois ; adorez la patrie. 9 Est -il vrai ?

TIMOPHAHE.

Tu dis vrai : j'entends sa voix chérie.

TIMOLÉON

c( Et si l'orgueil s'armait contre la liberté, c( Périssez pour le peuple et pour l'égalité. » Est-il vrai ?

TIMOPHAHE.

Je Tavoue.

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