‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 37 sur 266 · SEYMOUR · texte numérisé non relu

SEYMOUR

AlfNE DE BOULEir.

Daignez encor vous asseoir près de moi.

Ce siège informe et vil vous cause uif peu d'effroi ; Désormais, je le sais, vous ne devez prétendre Qu'à ce trône pompeux d'où je viens de descendre. * Je suis prête à rejoindre et mon firère et Norris : Avant que par un roi mes jours fussent proscrits, ATabreuvant à longs traits d'un poison redoutable, J'ai ooouu d«8 grandeurs l'ivresse inévitable : Elle enchatttaît mes sent plongés dans le sommeil.

Le songe est achevé ; mais quel affreux réveil ! Un trône! un échafaudl

JEkJXHfK SETMOUR.

C'est trop de tyrannie; Loin de moi la couroone !

ANN£ DE DGULSlf.

Y# Il y va de la vie*

^iyez, conservez-vous pour tant de malheureux '^'v^^ n^ont plus d'autre espoir qu'en vos soins généreux. Vivez pour cet enfant; soulagez sa misère; Songez qu'Elisabeth a besoin d'une mère.

^ Je la mets en vos bras : devenez son appui ; Adoptez*la : mon cœur vous la lègue aujourd'hui. Quand je ne serai plus , quand sa voix gémissante Prononcera le nom d'une mère innocente, Alors à ses regards daignez vous présenter, Daignez du nom de fille un moment la flatter : Trompez-la, s'il se peut, à force de tendresse, Et mêlez à vos soins quelque douce caresse.

Ah ! je vous parle en mère : un jour vous le serez ; Vos fils en votre cœur lui seront préférés ; Mais ne l'oubliez pas, mais qu'elle vous soit chère; Mais ne traitez jamais ma fille en étrangère ! Elle ne prétend plus au dangereux honneur D'un rang, vous le voyez, qui n'est point le bonheur. Du moins, au nom du ciel qui voit couler nos larmes , Au nom de ces momens pleins d'horreur et de charmes, Du moins que mon époux perde mon souvenir : *

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