ACTE IV, SCÈNE VII
Qu'il réserve à sa fille un plus doux avenir ; Que son ame plus juste, et par vous attendrie, Ne lui reproche point le sein qui l'a nourrie. Trop jeune en ce moment, elle ne conçoit pas Son malheur et ma honte, et mon prodiain trépas. A son oreille un jour, dans un âge inoins tendre. L'affreuse vérité viendra se faire entendre ; Vous la consolerez. Dites-lui nos adieux; Dites que, subissant un arrêt odieux.
Sa mère qui l'aima, sa mère déplorable Mourut sur l'échafaud, mais sans être coupable. Mon amour vous unit, vous confpnd toutes deux : Puisse le ciel, propice au dernier de mes vœux. Toutes deux vous couvrir de sa main tutélaire ! Puissent vos jours nombreux ignorer sa colère ! Puissent-ils s'écouler avec tranquillité Dans un bonheur égal à mon adversité!