‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 46 sur 266 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

( Haut. )

Ma fille! Élisabelh!... Dieu, que &is-je!

JEA.NIf£ SETMOUB.

Oui, c'est elle.

Oui , c'est Elisabeth , lenfant de votre amour : Au ^in qu'on va frapper elle a puise le jour ; De la Reine et de vous elle a serré les chaînes ; Le sang de tous les deux est mêlé dans ses veines. Ne fuyez point sa voix et ses pleurs innocens ; Ne vous détachez point de ses bras caressans ; Regardez votre fille à vos pieds qu'elle embrasse ! Hélas ! autour de vous tout vous demande grâce ; Des pleurs qu'elle répand tous les yeux sont noyés ; Vous-même... Ah ! mes amis , tombez tous à ses pieds ; L'instant de la clémence est arrivé peut-être ; Parlez^ priez, pressez; fléchissez votre maître.

(CnmnMT «t tout lei ooait&Muis m jettent aox pîedt.de Henri. )

HENRI

C'en est asaei, madame; il iaut donc...

JEANNE SETMOUR.

* Achevez:

Je meurs à vos genoux si vous ne la sauvez.

HENRI

Pontife, allez, courez, suspendez le supplice;

( Cnmnier sort. )

récoute l'indulgence et non pas la justice.

Mais tandis que Boulen va rentrer dans ces lieux,

^ 66 HENRI VïlI.

Qu'on fasse retirer cet enfant de mes yeux ; A tant d émotion mon cœur ne peat suffire.

( On eiumcne Elisabeth. )

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