SCÈNE III
ÈRAC, LA SALLE, les autees juges,
LE greffier.
LA SALLE
S Tenez de les nÀr : les croyez-vous coupables ?
CLERAC
'sd&seouirssont touçhaas,siniple6 et vraisemblables ; )us ept excepta un mot, un seul instant, * aveu fut toujours uniforme et constant dl, tout important qu'il puisse vou9 paraître, ient pas lieu de preuve : observez que peut-être, nomeal de ce meurtre, avant d'être arrêtés, ce qu'il fallait dire ils se sont concertés., eune homme du moins privé de lar lumière ^eille d'abjurer te culte de son père; i la peuple in&rmé de son pieux dessein ^
lia JEAN CALAS
L'esprit des protestans; ce suicide enfin , Que l'aspect seul du lieu &it juger impossible: Tout établit contre eux une preuve invincible ; Et, malgré la pitié dont je suis pénétré, Tout démontre à mes yeux un complot avéré. .
LA SALLE
Pensez-vous qu'il s'agit d'un forfait etécrable? Un vain brùFt, un soupçon vous le rend vraisemblable! Quelle preuve avez- vous? quels faits sont avancés? Un témoin se présente , un seul homme: est-ce assez? Et qui ? ce vil mortel , cliez qui le plus grand crime. L'homicide, devient un acte légitime; Payé pour exercer l'abominable emploi De répandre le sang condamné par la loi !
Vous savez que du meurtre il a l'expérience; Vous allez , magistrats , consulter sa science : Il a jugé pour vous : « Le fils de Jean Calas cr N'a pu, vous a-t-il dit, se donner le trépas; « D'une main meurtrière il éprouva ta rage. » Sur cette autorité, sur ce grand témoignage, Vous allez donc livrer à des tourmens affreux Un père, un citoyen, \in vieillard malheureux!
CLERAC
Il est d'autres témoins. A l'heure infortunée Qui d'Antoine Calas finit la destinée, Des voisins effrayés ont entendu des cris.
LA SALLE
C'était les cris du père. Êtes-vous-donc surpris