‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 85 sur 266 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

LOUIS GALAS

C'en est donc ùtit) Mon père... O détestable rage ! Fanatisme insensé , voilà ton digne ouvrage!

(An seUginn.}

Ainsi vous abusiez up cœur feihle et soumis !

Où sont donc les secours que vqu9 mavies pixMRis?

Cette religion , dont la voix généreuse

Se flattait d'adoucir mon infortune affreuse,

Je l'interroge en vain ; la cruelle se tait.

Eh bien! mon cœur l'abjure; elle seule a tout fait :

C'est un culte barbare, injuste, sanguinaire;

Cfest la religion de^ bourreaux de mon père.

LE RELIGIEUX

Je conçois la douleur qui doit vous déchirer.

LOUIS CALAS, à LaStBe.

]VFest-il donc à jamais défendu d'espérer?

Ne peut*on désarmer un, cruel fanatisme ?

LA SALLE

Non; ces grands Iribunaui^t Hvaia du de^^isiiiQ/ Affectent son orgueil ainsi qye sa fureur :

Avant de s'avouer convaincus d'un^ erreur Ils laisseront traîner l'innocent au supplice ; Après sa mort, peut-être ils lui rendront justice : Tel est des parlemens l'esprit accoutumé.

Ainsi le magistrat que l'or seul a nommé.

Croyant s'humilier s'il deveus^it se^i^SiliblA, Achète et vend le droit de p^a*2|ître ioftûUible.

iîà8 JEAN fcALAS.

LOUIS CALAS

D'où vîenQent tout-à-coup ces applaudissemens?

LA SALLE

J'eutends des cris de joie et des gémissemens.

LOITIS CALAS.

Je vois les magistrats, et le peuple et ma mère, Et tous les accusés ; tous 4 excepté mon père !

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