CHAPITRE IIL
Qae la doctrine da régldde a parti en Eunypa ^en le sllini du MiziéuHS gièclf. Buchanan. Mariaoïi» Satmialie et Maton.
La doctrine du r^oide n'est pas nooTalle : ua peu après la mort de Henri III , il parut des écrits où l'on avançoit qu'il est permis à un^ peuple de se défiiire d'un tyran : les justificatioiis aviveil les crimes. On examina à eette époqae les opi* nions que nous avons cru appartenir à notre si^ de. Ce ne forent pas seulement les protestanli qui révèrent des républiques; les catholiques si livrèrent aussi aux mêmes songes. Il est remarquable que les pamphlets de ces temps-là sonlt écrits avecune vigueur, une science , une It^lqM, qu'on retrouve rarement aujourd'hui.
Buchanan, dans le dialogue de Jure repd apud SeotoSj et Mariana surtout, dans le tnuté de Rege et Régis institutione^ réunirent en ua corps de doctrine ces idées éparses dans diveis écrits.
On prétendit que Ravaillae avoit puisé dans Mariana les sentiments qui ooAtèrent la vie i Henri IV. RavaiHae ne savoit pas le latin, et û n'avoit pu lire le traité de Rege; mais il avait pu aitendre parler des opinions qui y sont dédullei. Ainsi la doctrine du régicide parut d'abord dans le m<Hide pour préconiser le crime de Jacques Clément, et pour inspirer celui de Ravaillae.
La mort de Charles I^ donna une nouvelle célébrité aux principes de Buchanan et de Mariana. Un champion de l'autorité royale, Saumaise, descendit dans l'arène , armé de toute l'érudition de son siècle ; il publia son fameux traité Defensiù regiapro Carolo P.
Il prouva d'abord rinviolabliité et la puissance légale des rois, d'après des préceptes et des exemples puisés dans l'Ancien Testament; Il trouvaensuitedansleNouveau Testament et dans la doctrine des Pères d'autres autorités pour foudroyer encore les principes des régicides. De là,
> TheJudici. JrrttigH, Triât i^ tweniif nim KfifÊcUtM^ pag. 60.
MÉIANGES POLITIQUES.
pmnX aux auteurs profanes, il invoqua en fa-
teor de l'autorité royale les plus grands phltoso*
phes et les plus grands historiens de l'antiquité.
Sranaise ne resta pas sans réponse ; il eut la
gloire d'avoir pour adversaire un des plus beaux
paies de l'Angleterre. Mllton s'étoit déjà signalé
éwion ouvrage sur le Droii des rois et des
tAfdrais, qui n'est qu'un commentaire du traité
de MiriaDa. Il releva le gant Jeté aux régicides.
tDvttita Saumaise, dit Voltaire, comme une
• Me féroce combat un sauvage. » Il eût été plus jKle de dire comme un fanatique combat un péàot Le style latin de Milton ' est serré, énerpftj souvent à là vigueur de l'expression, on lennooft Tauteur du Paradis perdu ; mais le nimmement est digne de la cause que Mîlton ivort embrassée. Les plaisanteries ne sont pas tajoQTs de bon goût ; l'érudition , quoique moins fMdigDée que dans le traité de Saumalse, vient iRrenthors de propos, et l'auteur ne répond Mfidement à rien.
Ecoutons encore Voltaire : « Milton, dit-il, avoit
• été quelque temps secrétaire, pour la langue
• latioe, du parlement appelé le Rump ou le
• ùwfion. Cette place fut le prix d'un livre la- •Hd en faveur des meurtriers du roi Charles P'*; «lîre (il faut Ta vouer) aussi ridicule par le style •|K détestable parla matière.
«On peut juger si un tel pédant atrabilaire, «iéfeasear du plus énorme crime, put plaire à
• Il coar polie et délicate de Charles II. v
Le grand argument de Milton étoit aussi celui
fa juges de Charles P^ It le trouvoit, comme
bdlow, dans ce texte de l'Écriture : « La terre ne
*1CM être purifiée du sang qui a été répandu que
"Ptrlesangde celui qui l'a répandu, i*
Getargament n'eût rien valu contre LouisXVI.