CHAPITRE XÏX
OopHaBsWcii de ateie avjet
QrtnfTe«t*ll lorsque les Journaux sont, par )f9Êfm de la censure , entre les mains du mi- Me! Les ministres Ibnt admirer, dans les ^Mtcs qui leur appartiennent , tout ce qu'ils ont pi, tBUt ce qu'a Ikit, tout ce qu'a dit leur parti lifa Mursf et extra. ^ , dans les Journaux dont I as dl^Qaent pas entièrement , ils ne peuvent llmir les BDêmes résultats, du moins ils peu- Hlforeer les rédacteurs à se taire.
fû vu des Journaux non ministériels snspenhi peur avoir loué telle ou telle opinion.
1^ vn des discours de la Chambre des dépuf Ml Miles par la censura sur Tépraive de ces Ipnnnx.
lu vu apporter les défenses spéciales de pai^ 4l is tel événement , de tel écrit qui pouvoit in*
fluer sur Tophilon pnbKqoe d'une aaanière désagréable aux ministres '•
J'ai vu destituer un censeur qui avoit souffert onze années de détention comme royaliste , pour avoir laissé passer un article en faveur des roya-» listes.
Enfin , comme on a senti que des ordres de la police, envoyés par écrit aux bureaux des feuilles publiques , pouvoient avoir des Inconvénients, on a tout dernièrement supprimé cet ordre, en déclarant aux Journalistes qu'ils ne recevroient plus que des injoneti&ns verbales. Par ce moyen les preuves disparottront , et l'on pourra mettre sur le compte des rédacteurs des gazettes tout ce qui sera l'ouvrage des inJoneHons ministé' rieUes.
(Test ainsi que l'on fhlt naître une fbusse opinion en France, qu'on abuse celle de l'Europe ; c'est ainsi qu'il n'y a point de calomnies dont on n'ait essayé de flétrir la Chambre des députés. SI l'on n'eût pas été si contradictoire et si absurde dans ces calomnies; si, après avoir appelé les députés des aristocrates , des ultra-royalistes , des ennemis de la Charte , des Jacobins blancs^ on ne les avoit pas ensuite traités de démocrates , d'ennemis de la prérogative royale , de ftictieux , de Jacobins noirs ^ que ne seroitH>n pas parvenu à fidre croire?
Il est de toute impossibilité , il est contre tods les principes d'une monarchie représentative, de livrer exclusivement la presse au ministère, de lui laisser le droit d*en disposer selon ses Intérêts ,' ses caprices et ses passions , de lui donner moyen de couvrir ses fautes, et de corrompre la vérité. Si la presse eût été libre , ceux qui ont tant attaqué les Chambres auroient été traduits à leur tour au tribunal, et l'on auroit vu de quel côté se trouvoient l'habileté, la raison et la Justice.
> Cet oavrage offrira lana doute ua noavel exemple de ce» sortes d*abu8. Oq défendra aux jouniaux de rannoncer, ou 00 le fera décblier par les Journaux. Si quelquce-uns d'entre eux osolent en parler avec indépendance , ils seroieot arrêta à la poste, selon Fusage. Je yals voir revenir pour mol le bon temps des Fouché : nVt-on pas publié contre moi, sous la police royale , des libelles que le duc de Roviflo avoit supprimés comme trop infâmes t Je u*ai point réclamé, parce que Je suis partisan sincère de la liberté de la pvesse , et que , dans mes principes , Je ne puis le faire tant quUl n*y a' pas de loi. Au reste , Je suis accoutumé aux injures , et fort au-dessus de toutes celles qu*on pourra m'adreaser. Il ne s'agit pas de mot ici, mais du fond de mon ouvrage; et c'est par cette raison que Je préviens les provinces, aSn quVlles ne se laissent pas alHiser. Taltaque un parU puissant, et les Journaux sont exclusivement entre les mains de ce parU : la politique et la Uttérature conUnuent de se tàin à la police. Je puis doné m'attendre à tout; mais Je puis donc demander aussi quYiQ me lise, et qu'on ne me Juge pas en dernier ressort sur le rapport de Journau qni ne aoot pas Ubra.
Soyons conséqoénts : on renonçons au gouvernement représentatif, ou ayons la liberté dé la presse : il n'y à point de constitution libre qui puisse exister avec les abus que je viens de si« gnaler,