‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 171 sur 279 · CHAPITRE XXXVra, CoBtineation de mèma niH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVra, CoBtineation de mèma niH

Le ministère, accoutumé à voir nos dernM constitutions marcher toujours avec l'ifflplAé|l s'appuyer sur les doctrines les plus foneMei,! cru, mal à propos, qu'on en vouloit à IsGbaitot lorsqu'en parlant de cette Charte on aanisi ptiK • de morale et de religion. Comme si la liberté et ' la religion étoient incompatibles I comme sitoate ! idée généreuse en politique ne pou voit pss ^allit avec le respect que l'on doit aux principes de la Justice et delà véritél Est-ce donc se Jeter dus les réactions que de blâmer ee qui est biâmiblii que de vouloir réparer tout ee qui n'est pas irri* parable?

Prenons bieu garde à ee qu'on SH^élie dninttions; distinguons^ea de deux sortes. Il y s du réactions physiques et des réactions moniei Toute réaction physique, e'est-à-dire toute ké de &it doit être réprimée : le ministère) snrtf point , ne sera jaraiJs assea sévère. Mais comM^ pourroiMl prévenir les réaetioDS moralei7ûi^ ment empécheroit-il l'opinion de flétrir toute a^ ttoB qui mérite de l'être? Non-seulement il u^ peut pas, mais ii ne le doit pas ; et les disooin^ attaquent les mauvaisesdoetrinee» rétabiissenllci droits de la Justiee , louent ta vertu malhearesMi applaudisseot à la fidélité méconnue^ sontisiâ utiles à la liberté qu'au rétabliseemeutde Iib» narchit.

Et à qui prétend-on persuader, d'aUlein) fii les hommes de la révoliâion sont pins AtToraM à la Gharts que les royaiistee? Ces hommes V^ ont professé les plus fiers sentiments delsHkali sous la république , hi soumission la plus êfj^ sous le despotisme , ne trouvent-ils pas dam li Charte deux choses qui sont antipathiques à iuff double opinioB : un roi , comme répuUicaiai$M copistHntibB libres eommo eselaves?

■ËLANOiS POLRIQVBi.

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U WÊÊàÊOn afiU-ll teoân la Ciharle plus «s IÉ«lé «MBd die «t éékniae par to diidples ftat écala dont Je parierai UenlM? Cette éeoia pntaB haatement la doetriae que les émx anhres ae doivent être qa'on eODseil patiif ; ffM B^ a point de représeatatloli natkNiale) ftepnt tosl fWre aTee dee ordonnaticee. Lei ^iMflieiit défendu ke vrais principes de la Mé dans les questions diverses qui se sont ( notamment dans la loi sur les élec* )ilBndia que ia doctrine de la passive obéis» été précbée par les iKNnraes qui <wt boukfttié la Franee an nom de la liberté.

fi dss minisMs pensent doue que sous l'emjfetd'eBe constitution où la parole est libre, ils •'«tendront pas des opinions de toutes les sor- In; s'ils prtonent ees opinions solitaires pour des iodicstiotts d'une opinion générale ou d'un des* jÉi prémédité ^ ils n'ont aucune id^ de la natoR ds gsuvemement représentatif : ils seront mdiiits à d'étranges folies en agissant d'après laurbameoret leurs suppositions. Larè^e ^ dans SB on, est de peser les résultats et les ûiits. Un iMune d'État ne considère que la An ; il ne s'emkmnse pas si la chose qu'il désiroit, et qaA iiAi bonne, a été produite par les passionsi on |ir Is raison, par le calcul ou par le hasard. Si VNssortss des fûts en politique , vous vous peria 8SD8 retour.

GHAPtTHB XXXIX.

Qk k ministère doit oonduire oa suivre la mi\)orité.

ImsBinisUres d^v«Qft , en administration , sui* mrspteien publique ipà leur est marquée par Tuiiit es la Chambre des députés. Cet esprit peut W»tico n'être pas le leur; ils pourroieot trèsfa fréférer un système qui seroit plus dans bsn pftts, leurs poichants, leu» habitudes; nii il faut qu'ils changent l'esprit de la mijolité, oa qu'Ile $y soumettent On ne gouverne IM bois la majorité.

fc toi aiU^irs comment on est arrivé icette Mrie politiyie, que le ministère peut marcher imis Bilnorité ; cette hérésie fut inventée en dé- ^1^ deeuise, pour Justifier de faux systèmes tt ta optadons imprudemment avancées.

fiToa At que des ministres peuvent UHijours 'teMorer en place malgré la majorité, parce que tOjnUjortté ne peut pas physiquement les pren- '■v psr le manteau et les mettre dehors I cela est

^ Msis ile'est garder sa place que de recev<^

Ions les Jours des humiliations , que de i^SBlendre dire les eheses les plus désagréables , que de n'é^ tre Jamais sûr qu'une loi passera^ tout ee que ja sais alors, c'est que le ministre relts et que k 09uvemement s'en va.

Point de milieu dani une constitution de lana« tare de la nâtre : il fiiul que le ministère mène la majorité ou qu'il la suive« 8'il ne peut eu ne veut preodire ni l'on ai l'autre de ees partii, il faut qu'il èbaiee la Chambre ou qu'il s'en aille : mais aujourd'hui , c'est à lui de voir s'il se sent le courage d'exposer, même éventuellement, sa patrie pour garder sa placé; c'est i lui de ealculer en outre s'il est de force à frapper un coup d'État; s'il n'a rien à craindre aux élections pour la tranquillité du pays ; s'il a le pouvoir de déterminer ces élections dans le sens qu'il désire; ou si , n'étant pas sûr du triomphe , il ne vaut pas mieax ou se retirer, ou revenir aux opinions de ia majorité.

Dans ce dernier cas, se. décider proroptement est chose nécessaire; car il n'est pas clair qu'une majorité trop longtemps aigrie et contrariée consentit à marcher avec le ministère, quand il plairoit à celui-ci de rentrer dans la majorité.

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