‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 172 sur 279 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Qae les miiUstre« doivent tooijoun aller ans Cbambrei.

Autre hérésie : un ministre, dit-on, n'est {M obligé de suivre aux Chambres ses prcjets de loi ; il peut très-bien se dispenser d'y venir.

Cest le même principe qui fait dire aussi qu'un ministre n'est point obligé de donner les éclaircissements que les Chambres pourroient désirer; qu'il ne doit compte de rien qu'au roi , eth. '.

Tout cela est insoutenable etcontralrt ft la nature du gouvernement représentatif. Si un ministre ne daigne pas défendre le projet de loi qu'il a apporté , comment ses amis le défendroient-ils ? Est-ce avec du dédain et de l'humeur que l'on traite les affaires? Pourquoi est-on ministre, 8l.ce n'est pour remplir les devoirs d'un ministre f

Et qu'ont donc les ministres de plus important à faire que de parpttre aux Chambres et d'y dis* cuter les lois? Quoi ! ils trouveront plus utile de traiter dans leur cabinet quelques détails d'administration que de veiller aux grandes mesures qui doivent mettre en mouvement tout un peuple?

MELANGES POLITIQUES

Si les Chàiabres, à leur tour, alloient si^vré la même méthode, et ne vouloir pas s'oeeuper des projets de ioi qu*on leor anrolt apportés, que deviendroit le gouvernement?

Suivez la dictée du Ixm sens et les routes battues , revenez à la mi\jorité , vous n'aurez plus de répugnance à vous rendre à des assemblés où vous serez toujours sûrs de triompher, où vous n'aurez à recueillir que des clioses agréables.

Les foux systèmes gAtent et perdent tout

SECONDE PARTIE

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