‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 184 sur 279 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Ce qQ*il faat faire en admeltAnt la disUocUoQ noté» aa précédent chapitre.

Ainsi, punissez quiconque se porterait à dei voies de fait contre les acquéreurs de bi«is nati»' naux ; veillez à la conservatioD de tous les avantages que la constitution accorde aux diveises classes de citoyens : cette part faite aux Intérêts révolutionnaires , c'est une erreur àfe^mMé autant qu'odieuse de se croire obligé de soutenir toutes les opinions Impies et sacrilèges n^ de la fange de la révolution : c'est prendre pour des an

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fifHitUÊim prinfipei dèstmctoin de toute CHAPITRE XVn.

Um§k à rtppQl 4e ee qa*oii vient de dln.

Fiot-il , par exemple , parce qu^on a venda des Mnqd ne nous appartenoient pas , qne la Charte a fttOBBa cette vente (pour ne pas amener de Mffiu troubles) , faut-il déclarer qu'il est légal àgtfder ceux qui ne sont pas encore aliénés? hiiojiistice commise devient'^elle un droit pour muofXin une autre injustice? Craindroit-on, ttrendiot ce qui reste des domaines de l'Église , Anserqu'oD a eu tort de yendre ce qui ne reste

C, cl ee qu'on ne redemande pas? Cet aveu ne il jamais être fait?

Sngollère doctrine de ces hommes qui préten- N aimer la liberté I Ne dirolt-on pas que les IHts consacrés par la Charte n'ont été établis p^ao profit de ceux qui ont tout ^ contre ceux qui

et rien? L'inviolabilité des propriétés, que imroque pour la Franœ nouvelle, n'existe ■ht pour l'ancienne France : la peine de la oonpUioQ n'est plus connue pour crime de lèsep|erté ; mais elle continue de l'être pour crime feUélité.

Malheor à la natioii dont la loi , comme la règle kflomb de certain» architectes de la Grèce, se fk pour s'appliquer à différentes formes ! Mal- IhrinjogeqQi a deux poids et deux mesures! Mmt au citoyen réclamant pour lui la Justice WH Mlle à son voisin I Sa prospérité sera pasii|bt;il sera frappé de cette même adversité flitt le touche pas en autrui.

As \mpê de Philippe de Valois , il y eut une l^'dvant la mortalité , il advintque deux re- %to de Saint-Denis dievauchoient à travers ^f9;ib arrivèrent à un village où ils trouvé- Mta hommes et les femmes dansant au son te limboQritts et des cornemuses. Ils en demantevet la raison : les paysans répondirent qu'ils ^^^iilcnt tous les Jours mourir leurs voisins , mais IN h contagion D'étant pas entrée dans leur *^8t,ilsavolentbonnee8pérance, et se tenoient ^ Joie. Les deux religieux continuèrent leur ^*>l^ Quelque temps après^ ils repassèrent par ■<te village : Ils n'y rencontrèrent que peu '^^'iiîtants, et ces habitants a voient l'air abattu *k Tisage triste. Les religieux s'enquirent où •*ût les hommes et les femmes qui menoient **P«e une si grande fête : « Beaux seigneurs,

« répondirent l«l paysans , te eourtoux du elel « est descendu sur nous '• »

CHAPITBE XVni.

GoDUnaation da même lajet.

Poursuivez, et voyez où vous arrivez avec le système que J'attaque.

On doit s'opposer au rétablissement de la reli* gion, parce que les intérêts révolutionnaires sont contraires à la religion.

On ne doit jamais faire aucune proposition , présenter aucun projet de loi, tendant à rétablir les institutions morales et chrétiennes ; parce que les rétablir c'est menacer la révolution; c'est en outre supposer que ces institutions ont été renversées, par conséquent faire un reproche indirect à la révolution qui les a détruites. N ai-Je pas entendu blâmer comme impolitiques les honneurs funèbres rendus à Louis XYl, a Marie- Antoinette , au jeune roi Louis XVII , à madame Elisabeth? Si c'est comme cela qu'on sauve la monarchie, Je suis étrangement trompé.

Si des choses on passe aux hommes ^ on trouvera qu'il ne faut rien faire pour ceux qui ont combattu la révolution, de peur d'alarmer les intérêts révolutionnaires; qu'il faut combler au contraire les amis de la révolution pour les gagner et se les attacher. Je présenterai les détails du tableau quand Je peindrai l'état actuel de la France.

Enfin , tous ces discours où l'on retrouve les mots d'honneur, de religion , de royalisme, sont des discours de factieux : parler ainsi , c'est blesser les intérêts révolutionnaires.

Avant la révolution , les prédicateurs , effrayés par l'esprit du siècle, n'osoient presque plus nommer Jésus-Christ : ils tâchoient, par des périphrases, de faire entendre de qui ils vouloient parler.

Aujourd'hui , à cause des intérêts moraux révolutionnaires, évitez toutes les paroles qui pouri'oicnt blesser des oreilles délicates; restiiU'tion, par exemple, est un mot si affreux , qu*oit doit le bannir, lui et ses dérivés, de la langue françoise. Il y a de bonnesgcns quiconsentiroient presqueà la dotation de Tacrtel, à condition qu'on dannâf, mais non pas qu'on rendit au clergé ce qui reste des biens de l'Église ; car, comme ils le disent très-sensément , il/aut maintenir le principe!

« Chronique de France.

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Si cela oonthrae , grâce aux intérêts révolationnaires , dans pea d'années il y anra une foole de mots que l'on n'entendra pins , et l'on sera obligé de les expliquer dans les nouveaux dictionnaires.

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