CHAPITRE XIX
Qoe le fytléme dei intértU lérolaliooiiidrM, prii à h fob dani le eeni physique et moral , mène à œt autre syitème , •avoir : qu'il .n> a point de royalistes eu Fraoce.
GouYemer dans le sens des intérêts révolutionnaires , sous le rapport moral , est un système si directement opposé aux principes du gouvernement légitime, il parott si insensé de caresser toujours ses ennemis , et de repousser toujours ses amis , qu'il a bien fallu s'appuyer sur quelque raison décisive.
Qu'a-t-on alors imaginé? On a dit : Il n*y a point de royalistes en France ! C'est Justifier une erreur par un erreur.
«Combien êtes -vous? s'écrioit un Jour un homme spécial : deux royalistes contre cent ré* Tolutionnaires; subissez donc votre sort! Vœ vtetis! Un gouvernement ne connott que la majorité , et n'administre que pour elle. Des faits et non des mots : comptons. »
Eh bien ! comptons.
Vous dites donc qu'il y a deux royalistes contre cent personnes attachées aux principes de la révolution, ou , pour me servir de votre phrase habituelle, vous dites qu'il n'y a point de royalistes en France. Vous en concluez qu'il faut gouverner dans le sens des intérêts révolutionnaires non-seulement matériels , mais encore moraux , sans avoir égard à la distinction que je prétends établir.
Je tirerois de ce fait , s'il étoit véritable , une conséquence tout opposée; mais Je commence par le nier.