‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 187 sur 279 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Cb qd a pa Iromper les ministres sur la véritable opinion

de la France.

Lllloskm da ministère sur la véritable opinion de la France tient encore à une autre cause. Il |RDd pour une chose existante hors de lui une àm iniiérente à lui-même ; et il s*émerveiile de ééennir ce qui est le résultat forcé de la posita oà il a placé Tordre politique.

Le mlnistràe ne voit pas que , sur la question àropinion générale, il n'a pour guide et pour Iteoio qu*une opinion intéressée. La plupart des jheaétolent et sont encore entre les mains des futisiiis de la révolution ou de Buonaparte. Les ■ioistres ne correspondent qu'avec les hommes m place; ils leur demandent des renseignements iv ropinion de la France. Ces hommes tout na- IvdlrâieDt ne manquent pas de répondre que la administrés pensent comme eux , hors une pette poignée de chouans et de Vendéens. Compte rarmée des douaniers, des employés de toutes kl sortes, des commis de toutes les espèces, et You reoonnottrez que l'administration, dans sa JRsqoe totalité , tient aux intérêts révolution- *Urs. Or, si le gouvernement voit Topinion de Il France dans les administrateurs , et non dans la administrés , il en résulte qu'il doit croire, antre la vérité évidente, qu'il y a très-peu de ' loyalistes en France ; et , comme ce sont des ad- ' Dinistratears qui parlent, qui écrivent, qui disposent des journaux et de la voix de la renom- ■ce; comme , enfln , ce sont eux qui forment les Montés publiques, il est clair qu'il y a de quoi IRodre là des idées fausses sur la France, de ful te tromper soi-même , et tromper l'Europe.

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