‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 100 sur 228 · CHAPITRE LVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVII

TaUean derÂltemagM au moment de la révoloUoo

françoise.

A répoque de la chute de la royauté en France , l'Allemagne, de même que la Perse d'autrefois, présentoit un corps composé de diverses parties réunies sous un chef commun. Bien queLéopold n'etitpas, de droit, le même pouvoir sur les cercles que Darius sur les satrapies, il Tavoit néanmoins de fiait. Le même abus prévaloit à Tégard de la dignité suprême; Tempire germanique, quoique électif, pouvant être regardé comme héréditaire*.

LesystèmemilitairedeJosephlIJouissoitparmi nous de la même réputation que celui de Gyms chez les anciens. Ces deux princes firent consister leurs principales forces en cavalerie^, mais le second mettoit la sûreté de ses États dans les places fortifiées ^ ; le premier crut devoir les détruire.

Les anabaptistes, les hemutes, les protestants, les catholiques, se partageolent les opinions religieuses du moderne empire d*Occident, de même que les adorateurs de Mithra ^, de Jéhovah^, de Jupiter 7, de Brahma*, d'Apis 9, œcupoient Fantique puissance orientale.

Le régime féodal écrasoit le laboureur germanique, à peu près de la même manière que l'esclavage persan abattoit le sujet du grand roi. Cependant une différence considérable se fait

1 Heroo. , Ub. I, cap. cxxxi.

»/cf., iWi.

l\ est probable que le nom de MUhra, sous leqael les Perses adoroient le soleil, étoit daos Torigine celai de quelque héros. Od le trouve représenté 8urd*ancieosmoDuments, monté sur an taureau , armé d*une épée , la tiare en télé. Quelquesuns de ces attributs conviennent à TApollon des Grecs.

* Mettez les fleuves au lieu des cataractes, et le tableau sera plus vrai. (N. Éd.)

^ Je suis tetlement choqué de ces comparaisons , que toujours promettant de n'eu plus parler, je ne puis m'en taire. Quel insigne parallèle veux-je établir entre l'Allemagne et la Perse antique , entre les Perses et les Allemands , entre Léopold et Darius? Pour mMnIliger la seule peine que ces [laraUèles méritent , il suffit de rapprocher les noms. (N. Éd. )

» Xenoph., Cyrop,

* Id,, ibid, ^ Les Perses.

* Les Juifs.

' Les Ioniens.

* Les peuples de Tlndus.

* Les £sn>tieos.

sentir entre ces hommes malheureux. HIe en slste dans les mœurs. Celles du premier sont ju tes et pures, par la grande raison de son iodi gence. Il ne faut pas en conclure que rAUeinag» manque de lumières. J*al trouvé plus d'instrac tion, de bon sens ches les paysans de eettecon trée < que chez toute autre nation earopénae sans en excepter l'Angleterre , où le peaple a plein de préjugés. Une desprtaicipalescaoaesqi sert à maintenir la morale parmi les AlloDaiid vient de la vertu de leur clergé. J'en pariai ailleurs \

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