ALLIES
La Russie.
Les princes d'Italie.
L'Espagne.
La Prusse.
rUISBASCia KARimCES.
L'Angleterre.
La Hollande.
PROyiRCES REVOLTEES.
La Vendée.
Le Morbihan.
Le Lyonnols.
La Provence.
Et quelques autres départements.
ixiGRBS FRAKOOU.
Les Bourbons , etc.
HATIOHS HECTRBS.
Les Suisses.
Le Danemark.
La Suède.
Les villes anséatlques.
Les ÉUts-Unta d'Amérique.
De notre ère.
Années.
Les Fjrançote tentent l'Invasion du Brabant, et sont repousses, ss avril lyts. . itsi
Bataille de Gemmapes, 1 no* vembre — *—
Coalition générale « fév. et mars i7ss
Invasion des Autrichiens, avril.
Bataille de Maubeuge. 17 octobre — -
La Vendée ravagée par les François, octobre
Bataille de Fleurus , ss juin, itm
Conquêtes, déprédations, ty* rannie des François, 7 octobre — —
Le roi de Prusse fait ta paix , s avril itbu
Le roi d'Espagne et celai de Sardalgne contraints de traiter, ss Juin et sniv. . . -—
Le premier, environ un an après la pacification, forcé de se déclarer eontre les sUlés.
Invasion de ritalie par les François itss
Invasion de l'Allemagne, Juin —
Les François y sont déIruUs, septembre ——
Ouverture de pata générale, décembre — -
Les François n'eurent aucun allié dans le commencement de ta guerre.
Environ un million d*hsaBmes ont péri par les armes aux frontlères, dans ta Vendée et ailleurs.
Je fais ce calcul, qui peut paroltre modéré, sur l'addition des tués dans les différentes batalUca, et d'sprès les Mémoirti iur la FtAdée , par le général TUrrean.
Jei |lae« Cortifléet ; eeia4à parloient de se retinrdaiiiriotérieiur. Un plus grand nombre voabit qw ia ripuUîque se précipitât en masse sur kl alliéf. Ce dernier plan parut ie mdlienr, et MO adopHon ramena la vietoire.
Ofindapt les diversités de sentiments, non BoîDS fatales à ienr cause, frappoient les armées anqaénuitesd'imbéciliité et de foiblesse. Xerxès, éfoiTantéditciXDibatdes Thermopyles, flottoit tartain de la conduite qu'il devoit tenir \ Il ilfraioit qu'une partie de la Grèce étoit assise tranquillemeut aux Jeux olympiques *, tandis fiUfiTageoit leur contrée , et il ne savoit qu'en croire^ Dans son consdi, le roi deSidon sedé* Mt en fiivenr d*one attaque immédiate sur les plèm athéniennes *. Artémise , au contraire, refotttoit qu*en tirant la guerre en longueur, les Mabétcrfentlnfailliblement perdus ^ -- Parmi il Autrichiens et leurs alités, plusieurs mainte* iMqa'il falloit s'emparer des villes frontières ; kdK d'York se rangeoit de l'avis de marcher nr il capitale. Le sentiment de la rdne d'Hallmtmt *, — celui du prince angfois , furent rejetéiet les opinions contraires adoptées. Ainsi, fveette destinée qui dispose des empires, des ivenn mesures en délibération , les Grecs et les hançote cholslreiit celles qui pouvoient seules h nover; les Perses et les Autrichiens celles fil derolent nécessairement les perdre ■-
iossitdt Xerxès se prépare à la célèbre action fcSjlamlne. — Cobourg divise ses forces, blo- I^MstibeDge, et envoie les Anglois attaquer Dan- ^w. Il se passoit alors sur la flotte réunie des ^) de ces grandes choses qui peignent les **i, et qu'on ne retrouve qu'à des intervalles *>iBldérables dans l'histoire. La divirion s'étoit Centre les généraux. Les Spartiates , toujours *«ttsé»dans leurs projets, vooloient abandonner k Wpolt de Salamine , et se retirer sur les côtes ^ Péioponèse f. A cette mesure, qui eât perdu la
J Resou., Ilb. Yii", cap. ccx.
. ^'■"Mlcs Flrtnçols aux fétnd» lenreapltote, tandis <|in ^f*^^ Cobourg preooit Valendennes. Ceci ne détruit {■[aqQe fai dit plus haat, et est foodé sur la mérité de !**•■•. Céloilte eaffKtèn dci Gnc8 (oonmeetetceioi^ ?^) ' ploogés le matin dans le plus grand trouble, à six 2**<inioir à la foire , et désespéà de nouveau en en aor-
Sj!».. lib. Tin , cap. XXVI.
, *».**rf.,cap. LXTin.
if*Mlt Ak d*y«ii eC la lelne (THalieaniasBe, la r^ ™» n'est pas indigne de riiisloire. (N. Éd. )
' '■■«^ lib. Tui, cap. Lvi.
patrie, Thémistoele s'opposoit de tous ses efforts» Le général s'mnportant lève la canne sur l' Athé* nien ; « Frappe, mais écoute, » lui crie le grand homme' , et sa magnanimité ramène EuryUada à son opinion.
C'étoit la veille de la bataille de Salamine^. La nuit ctoit obscure. Les cœurs , sur la petite flotte des Grecs, agités par tout ce qu'il y a^e cber aux hommes, la liberté, l'amour, l'amitié, fa patrie, palpitoient sous un poids d'inquiétudes, de. désirs, de craintes, d'espérances. Aucun œil ne se ferma dans cette nuit critique , et chacun veilioit en silence les feux des galères ennemies. Tout à coup on entend le sillage d'un vaisseau qui se glisse dans le calme des ténèbres. II aborde àSaiamine ; un homme se présente à Thémistocle ; « Savez-vous, lui dit-il, que vous êtes enveloppés , et que les Perses font le tour de l'Ile pour vous
* Je puis dire aujoord'hni de Salamine ce qw je diaoîa en 1796 de Lexington : J'ai vu les champs de Salamine. Qu'on me pardonne de citer ici ua passage de Vîtiné» rairt :
« Vers les dnq beoies du soir, nous anivàmesà une plaine eoYiroooée de montagnes au nord , au couchant et au levant. Cn bras de mer long et étroit Iwigtie cette plaine au raidi , el forme comme la corde de l'arc des montagnes \ l'autre côté d« ce bras de mer est bordé par les rivages d'une ile élevée; l'extrémité orientale de cette Ile s'approobe d'un des pfomoiH toires du continent : on remarque entre ces deux points un étroit passage. Je résolus de m'arrèter à un rfllage hkVL sur une colline qui terminoit au couchant, près de la mer, le oeEde des montagnes dont J'ai parlé.
• On distingnoit dans la plaine les restes d*an aqueduc, eC beaucoup de débris épars au milieu du cliaume d'une moisson nouvellement coupée; nous descendîmes de cheval au pied du monticule, et noua grimpâmes à la cabane la plus voisine ; on nous y donna l'hospitalité.
« Tandis que fétols à la porte, recommandant Je ne sais quoi à Joseph , je vis venir un Grec qui me salua cn ftallea. Il me conta tout de suite son histoire : il étoit d'Athènes, U s'occupoit à Caire du goudron avec les pins des monts Géraniens; il étoit l'ami de H. Fauvel, et certainement Je vercoi» M. Fauvel. Je répondis que Je portois des lettres à M. Fauvel. Je fasdiarmé de rencontrer cet homne, dans l'espoir de tirer de lui quelques renseignements sur les ruines dont J'étois environné, et sur les lieux où Je me trouvois. Je savols bien quels étoient ces lieux ; mais un Athénien qui connoissoil M. Fauvel devoit être un excellent cicérone. Je le priai donc de m'expliquer un peu ce que Je voyob, et de m'orienter dans Je pays. Il mit la main sur son coeur, à la faqoo des Turcs, et s'inclina humblement : « Tai entendu souvent, me « répondit-il. If. Fauvel expliquer tout «ela; mab moi, Je « ne suis qu'un ignorant , et Je ne sais pas si tout cela est bien R vrai. Vous voyez d'abord an levant, pardessus le promon- « toirt, la drae d*aM montagne toute Jaune; c'est le TMo- « VounI (le PeUI-Hymelte) ; rite de rsutre o6té de ce bra# « de mer, cTest Coloufi; M. Fauvel rttppeUe SalMulne, efr. »
Le Grec aujourd'bttf ne fdt plus de goudron, à moinf que ce ne soit pour les vaisseaux de Miaulis ou de Canaris. Colouri a repris pour lui le nom de Salamine. 11 oonnott maintenant les monumeiits de sa race. Devenu anliquairf dans sa patrie, il a fouillé le cbanip de ses aïeux , déterré leur renommée, et retrouvé la statue de la Gloire. Pour creuser cette terre féconde, il n'a en besoitt que du fer d'une lance. (M. En.)
RÉVOLUTIONS ANQENNES.
fermer le passage? » — « Je le sais , répand le général athénien ; cela s'exécute par mon avis '. » Aristide admira Thémistocle : celui-ci avoit reeofma le plus Juste des Grecs.
— La veille de l'attaque du camp des Autri diiens, par Jourdan, devant Maubeuge, fut un jour de crainte et d'anxiété. Jusque-là , les alliés victorieux n'avoient trouvé aucun obstacle, et les troupes françoises découragées ne rendoient presque plus de combat; cependant le salut de la France tenoit à celui de la forteresse assiégée. Cette place tombée entralnoit la prise de plusieurs autres; et les alliés, réunissant les forces qu'ils avoient eu l'imprudence de diviser, pénétroient sans opposition dans l'intérieur du pays. Il falloit donc saisir le moment , et faire un dernier effort pour arracher la patrie des mains des étrangers , ou s'ensevelir sous ses ruines.
Jourdan, le général françois chargé de cette importante expédition, est un froid militaire dont les talents , moins brillants que solides , n'ont été couronnés de succès que|dans cette action importante et à Fleuras. Ayant tout disposé pour l'attaque, le soldat passa la nuit sous les armes, attendant, avec plus de crainte que d'espérance, le résultat de cette grande Journée.
Du côté des alliés, tout étoit joie et certitude. — Xerxès , assis sur un trône élevé pour contempler sa gloire, fait placer des soldats dans des lies adjacentes, afin qu'aucun Grec sauvé de la ruine de ses vaisseaux ne puisse échapper à sa vengeance.— On comptoit tellement sur la victoire parmi les nations coalisées contre la France, qu'à chaque instant on annonçoit la prise de Dunkerque et de Maubeuge.
— Entre la côte orientale de Tile de Salamine* et le rivage occidental de l'Attique, se forme un détroit en spirale , d'environ 40 stades^ de long, et de 8^ de large. L'extrémité du détroit se trouve presque fermée par le promontoire Trophée de l'Ile, qui se Jette à travers les flots dans la forme
* Plut., tu Themùt., in ArUU
Lei Graca éUat prêts à ae retirer, Thémistocle en fit donner avb à Xerxès , qui s^empressa de bloquer les passages par où la flotte ennemie eût pu s'échapper. Ainsi les Grecs se vhmit obligés de combattre dans ce lieu favorable , ce qui leur procura la victoire. Aristide, en passant à Salamine, s'aperçut du mouvement que faisolenl les galères persanes pour envelopper celles d*Eurybiade, et, ignorant le stratagème de Tbémistoole, Il donna avisdv danger àoelui-cl.
* C'est ici que le défaut de cartes se fait particulièrement MOttr.
* EdvItoo daax lieues.
* Unpeapiasd*uatiendeUeae.
d'une lance. Lapremière ligne des galères grée ques s'étendoit depuis cette pointe au port Pho ron , qui lui correspond sur la e6te du oontlDen opposé. La seconde ligne, parallèle à la premièn se plaçoit immédiatement derrière, etainri soc cessivement des autres , en remontant dans Tin térieur du détroit.
La première ligne des galères persanes, faisai face à celle des Grecs, se formoit en demi-loM depuis la même pointe Trophée Jusqu'au poi Phoron ; et les autres se rangeoient derrière, t dehors du détroit. Non-seulement, par cette dx position, les Perses perdoient l'avantage du uon bre > , mais encore leur ordre de bataille se trou voit coupé* par la petite fie Psyttalie, qui gltu peu au-dessous et en avant de l'embouchure d canal.
A l'aile gauche de Tarmée navale des Fem étoient placés les Phœnidens , ayant en tête k Athéniens^; àl'aiie droite les Ioniens, qui devoia combattre les Lacédémoniens, les Mégarien les Éginètes^. Ariabignès^ avoit le commaDde ment général des galères médiqnes ; Eurybiadt^ celui des vaisseaux des Grecs.
— Les Autrichiens , après avoir pris Valcfl ciennes, s'avancèrent sur Maubeuge, dont ils fin mèrent aussitôt le blocus. Le prince de Cobooi( avec une armée d'observation, couvroit les tmi pes qui se préparoient à assiéger la forteresse.
— Xerxès ayant donné le signal de la bataille les Athéniens attaquèrent avec impétuosité k Phœniciens qui leur étoient opposés. Le combi fut opiniâtre , et soutenu longtemps avec m égale valeur. Mais enfin l'amiral persan, Ariabi gnès, s'étant élancé sur une galère ennemie, ; demeura percé de coups?. Alors la confiisioi augmentée par la multitude des vaisseauxqael position locale rendoit inutile, devint général chez les Mèdes^ Tout fuit devant les Grecs tic torieux ; et la flotte innombrable du grand vk qui, un moment auparavant, obscurcissoit la id0 disparut devant le génie d'un peuple libre.
— A Maubeuge , les François recouvrèrent e brillant courage qu'ils avoient perdu depuis Gcfl
> Herod., lib. VIII , cap. un.
* DiOD., 11b. u\ pag. 15.
* Herod., Ub. ii\ cap. Lxixin.
4 Id., ibid., cap. zv. ,
5 II De paroit pas, d'après Hérodote et Diodore, «oei flotte persaoe eût ud amiral en chef. Mais AriaMgo^t »* de Xerxès, semble aTolr ea le coamandeMent priaflipu*
^ Plut., in ThemisL
' Herod., lib. viii , cap. lzxx.
* DlOD., Ub. u.
Miwins sepréeipltèrentsor les lignesennemies, ifee cette Tolubilité* qui distingue leur première charge de celles de tous les autres peuples. Fossés, eanoDS, baïonnettes, montagnes, fleuves, narais, rien ne les arrête. Ils se trouvent en mille tteai à la fois. Ils se multiplient comme les soldats de b terre. Us grimpent, ils sautent , ils courent. Voos les avez vus dans la plaine, et ils sont au kiQt do retrancbement emporté^.
Les Autrichiens soutinrent le choc avec leur ndcur accoutumée. Ces braves soldats , qu'aucun rerers ne peut désespérer, qui seroient battus tîBgt ans de suite , et qui se battroient la vingtiètt année comme la première, repoussèrent partout lears nombreux assaillants. Mais le prince de Golioorg , Jugeant une plus longue résistance inutik, abandonna sa position , et Maubeuge fut déli- It. Bientôt une colonne, commandée par Houéad, obligea les Anglois à lever le siège de Baakerque ; et les espérances de conquêtes s'étarmiirent pour cette année.
Cest ainsi que la flotte persane , composée de titenes nations ; — l'armée autrichienne , fornée de même de différents peuples; ces coalisés, te WB traîtres», les autres pusillanimes», ceux-ci enigoant des succèsqui reflèteroient trop degloi- RSQrtel ou tel généraP, telle ou telle nation; tarte cette masse indigeste d'alliés fût brisée à Salamine et à Maubeuge.— Le grand roi repassa, fas mie petite barque, en fugitif, cette même sera laquelle il a voit donné des chaînes^; — ûiboorgmitsestroupes en quartier d'hiver, ettous te partis, en attendant les événements futurs ^W nouvelle campagne , eurent le temps de méfier snr l'inconstance de la fortune, et de déplo- Rr leur folie.