CHAPITRE XXV
Les eocyclopédbtei K
D seroit impossible â*entrer dans le détail de il philosiophie des encyclopédistes; la plupart mt déjà oubliés , et il ne reste d'eux que la ré vohtk» ftançoise \ Traiter de leurs livres Q*est pas pkB fiM*iie; ils n'y ont point exposé de systèmes complets. Nous voyons seulement par plusieurs ou* nages de Diderot qu'il admettoit le pur athéisme , uns en apporter quede mauvaises raisons ^ *. Voltaire n*entendoit rien en métaphysique : il rit, kit de beaux vers , et distille l'immoralité. Ceux fDise rapprochent encore plus de nous ne sont |Kre plus forts eu raisonnement. Helvétius a éait des livres d'enfants, remplis de sophismes fie le moindre grimaud de collège pourroit ré- Mer. J'évite de parier de Ck>ndillac et de Mably , je ne dis pas de Jean- Jacques et de Montesquieu , èuhanmes d*une trempe supérieure aux encyclopédistes.
Quel fat donc l'esprit de cette secte? La dèsaction. Détruire, voilà leur but; détruire, leur irgoment. Que vouloient-ils mettre à la place
' nUetophim naiuralii Prmeipia mathematiea, Oi ne tait leqoel admirer le plus det troli grandi hommes ptje TtaD» de Domacr, lorsqu'on les volt s*élever les ans ^ksaatfcsdemènreillcs en merveilles. Je ne pals m*emftterd*olMervcr qu'on doit à Galilée les vérités importantes : ^Tapaor parooaru dans la chute des corps est en raison j* evié det temps : que le mouvement des prqfecUles se ■I dans la courbe paraboUque *.
* fcoompfcods soos ce nom non-seulement les vrais en- (|dopédistcs, mais encore les philosophes qui les ont suivis jHia*à notre leiiips.
* Qall soit bien entendu qu'ils n*eo sont pas la seule cause, ■lii ans grande cause. La révoluUon françoise ne vient point ■Irt ou tel homme, de tel ou tel livre : elle vient des choses. BteAoU inévitable; c'est ce que mille gens ne veulent pas NlOMiBdcr. Elle provient surtout du progrès de la société ih lois vers ies lumières et vers la corruption ; c'est pourquoi ■ ranarque dans la révoluUon françoise tant d'excellents Vhdpeiet decouséqoencesfunestes. Les premiers dérivent fte théorie éclairée; ka secondes, de la cormpUon des ■«vs. Voilà le vérllable motif de ce mélange incompréhen- 4k des crimes entés sur un tronc philosophique; voilà ce VKfai cberdié à démontrer dans tout le cours de cet £«-
*Geia n'est pas vrai de tous ses ouvrages, mais résulte de mt ensemble : U est même déiste en plusieurs endroits de >i écrits : il est dimdle d'être conséquent.
' Sans en apporter que de mauvaises raisons. Comme faniBgBob U langue! Quel barbare! (N. Éo.)
* Toujours mes chères imitliématiques : cela prouve du >M>M qoe je n'avois pas U mauvaise liabltude d'écrire >*3ii d'avob lu; habitude trop commune dans ce siècle.
(N. Êo.)
** SifalécrilqudqueehoeedebondiiMinaTieyUbui y TWBpnudie cette note. (N. Éo.)
caAnAVBauiii». — tome i.
des choses présentes? Rien. Cétoit une rage contre les institutions de leur pays, qui, à la vérité, n'étoient pas excellentes; mais enfin quiconque renverse doit rétablir *■ , et c'est la chose difficile^ la chose qui doit nous mettre en garde contre les innovations. C'est un effet de notre foiblesse que les vérités négatives sont a la portée de tout le monde, tandis que les raisons positives ne se découvrent qu'aux grands hommes. Un sot vous dira aisément une bonne raison ctmtre , presque Jamais une bonne raison pour.
Ayant à parler ailleurs des encyclopédistes < , Je unirai ici leur article , après avoir remar^ que , si l'on trouve que Je parle trop durement de ces savants, estimables à beaucoup d'autres égards, et moi aussi je leur rends justice de oe côté-là ^. Mais J'en appelle à tout homme impartial : qu'ont ils produit? Dois-Je me passionner pour leur athéisme? Newton, Locke, Bacon, Grotius, étoient-ib des esprits foibles, inférieurs à l'auteur de Jacques le Fataliste, à eelui des Contes de mon Cousin Vadé ? N'entendoiént-ils rien en morale , en physique , en métaphysique , en politique? J. J. Rousseau étpit-il une petite âme ? Eh bien 1 tous croyoient au Dieu de leur patrie, tous préchoient religion et vertu. D'ailleurs , il y a une réflexion désolante : étoit-ce bien l'opinion intime de leur conscience que les encyclopédistes publioient ? Les hommes sont si vains , si foibles , que souvent l'envie de faire du bruit les fait avancer des choses dont ils ne possèdent pas la conviction^; et aprè^tout. Je ne sais si ifu honmie est Jamais parfaitement ràr de ce qu'il pense réellement^.
Avant de parler de l'influence que lès beaux esprits du siècle d'Alexandre et ceux du nôtre eu* rent sur leur âge respectif, nous allons les présenter au lecteur rassemblés. Nous choisirons les plus aimables , pour donner une idée de leurs ouvrages et de leur style : de là nous passerons au tableau de leurs moeurs ; et nous aurons ainsi une petite histoire complète de la philosophie et des philosophes.
' Cest du bon sens (N. th.)
> k rarUcIe du ChrisUanbme.
I» De quel côté? (N. Éd.) ^ Suls-Je un athée? Réflexion trèfrjuste; OD a un nuUîoA d'exemples de cette déplorable vanité. (N. Éd. } ^ Maireté comique. (N. ÉD.)
as
BÉVOLUTIONS ANCIENNES.