‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 171 sur 228 · CHAPITRE LL · texte numérisé non relu

CHAPITRE LL

Du clergé en Italie.

La multiplicité des sectesïnonastiquesen lUiU^ sert à y nourrir la superstition. Qui croiroit qu'à la fin du dix*huitième siècle les nobles de Borne font encore des pèlerinages, pieds nus et la hart au cpu , pour racheter le pardon d'un assassinat? Mais comme les contraires existent toiyours l'un près de l'autre , il suit de cette crédulité qye lei liens de la religion sont aussi plus près de se rompre.

De tous les temps les.ItQliens furent divisés en deux sectes , l'une athée , l'autre superstitieuse : voisins des abus et des vices de la cour.de Rome, c'est nécessairement le résultat de leur position locale *. La dégénération du caractère moral , plus avancée en Italie que dans le reste de rEu** rope, y accélérera aussi la cbute du christianisme^ *

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