‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 205 sur 228 · JEAN II · texte numérisé non relu

JEAN II

Depuis son avènement à la ooaronne Jusqu*à la bataUIe de

Poiliers.

Philippe VI , dit de Valois , laissa le sceptre à soi) fils Jean, second du nom; car on compte un ills de Louis X , Jean V^ , qui ne vécut que cinq Joprs. Louis XVII, enfant, a pareillement été placé au nombre de nos monarques. La loi sallqne étoit en ce point d'accord avee le caractère national : en France , l'innocence et le malheur n'excluent pas de la couronne.

Jean avoit reçu une éducation aussi bonne que «elle de son père avoit été négligée ; il aima et protégea les lettres autant que Philippe les mé-

prisoit : c'est à ses ordres que nous devom ki premières traductions de Tite-Live, de Saihute, de Lucain , et des Com$n0Htaifes de César, U chercha et récon^pensa le mérite ; il seutoit pir le cœur ce qu'il ne voyoit pas p^r l'esprit. Il eut à la fois ces défauts et cfss qualités propres à perdre les empires : l'impétuosité de caractère et l> résolution d'esprit; le courage, qui ue consilti que l'hooneur, et la magnanimité, qui aicfih tout à l'accomplissement de sa parole. Dtos n temps où la justice étoit eo France la lilMrté,tt protégea la justice. En amitié, U n> mi point d'boiiM9« plus fidèle; mida «n pardoDiie riRmeat aiu rais d'avoir te mmm m da n'a tvoir pas.

A Reims, le 96 leptembre iSSO, Jeante pm de la couronne qui devoit orner son eeieiMil i Londres. Le jour de son sacre il arma eh^ialiai des princes et des geotilsbonuBes qui ne devoint plus remettre dans le fourreau Tépéie qu'ils prinat de sa main. La pompe fut superbe, la dépense prodigieuse; chaque nouveau chevalier re^,ie' Ion Tusage, aux frais du roi, les habits de la cérémonie : fourrures précieuses, double tentoie d'or et de soie. Paris s'éiBut à Taspect de an monarque. Les rues furent tapissées ; les Msm divisés en corps de métiers, les uqs à pied, les autres à cheval , étoient vêtus d'une manière ïïoir forme, mais différente pour chaque confrérie. Les fêtes durèrent huit jours : uneexécutioDia&glante met fin à ces joies funestes.

Jean fait décapiter le comte d'Eu , ponnétaUe de France, nouvellement revenu, sur parole, de sa prison d'Angleterre. Il fut dit, mais sans preuves, que le connétable trahissoit sa patrie, l'exeipple de tant de François.

SOMMAIRE

La trêve ooocUie avec PAngleterre soas le règne précédeul «t oouarmée par les lolof (lu pape ; elle est proiofée à d|v^ ses reprises pendant trois années. — Néanmoins te Ik»!"»»* ne cessent Janiais tout à fait dans la GoiHioe et ^■'" ]| Bretagne. — Combat des trente. — Créatioa ^ *'f*"f ITÉtoile. — Surprise du château de Guines par taomt^ qui disolt que les trêves étoieot marebandes. -'^'^''^ Inutiles, par la chambre des comptes, ^^^^^^^S financières. — Jean pris pour juge dans une qoerelleaW' neuf entre le duc de Brunswick et le duc de ^^"<^;7 Mort du pape Clément Vï. — Premier crime du wl * ^' varre.

FRAGMENTS

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