‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 37 sur 228 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

tererérolalbn. le§ républiques grecques. Si le contrat MU des pobliclstes est la convention primitive des gou-

lesrépubliques de la Grèce, considérées comme hpremlers gouvernements populaires parmi les kones*, offrent un objet bien intéressant à la lUosophie. Si les causes de leur établissement

«h^oelque lecture , mais de la lecture mal digérée et empéii d'un mauvais esprit. ( N. Éd. )

* Je ■*» point voola interrompre par des notes ce débortBMBtd'obcervalions et de noies. Qu'est-ce que cette coih Ibm d'observations sur Ttiistoire des hommes et sur AMn natnreOe veut dire? Que je doutots de la nouiHléèi monde et de la chronologie de Moïse. Hé bien, éH ee même Essai , vingt passages prouveront que je ai|Qif à rantheiiticilé historique des livres saints : je ne M donc OB que je eroyois et ce que je ne croyois pas,

Onatan antiquités égyptiennes et chinoises , il est dé- MréaiqQard*hui que ces prétendues antiquités sont exhtaMCBt modernes. Le chinois , le sanscrit , les hîéroglyiheiégjptiens , tout est pénétré , et tout se renferme dans ^ilniiilagie de Moise. Le zodiaque de Denderah est venu •ttceipliquer à Paris » et Ton a été obligé de reoonnotte 1M des monuments réputés antédiluviens souvent ne Mnaloient pas an delà du second siècle de Tère chrétienne, i^qoe Tesprit philosophique a cessé d*ètre l'esprit AnigHNi, on a ce^ d'attacher de l'importance à l'âge

tNitam monnroents de rhistoire naturelle , les études NlBR|Ms de M. Cuvier n'ont laissé aucun doute et sur ^ ^aeei qui ont péri , et sur le déluge universel. J'en étois *Hie dm l'fiiai à Ttiistoire naturelle de Voltaire, aux "fines des pèlerins et à toutes ces savantes incrédutu ^T »^t-îl rien de plus puéril que ees générations de ch6- *v^ fal vues» de mes yeux vues, sur des montagnes ^f AttMqoe! L'écolier méritoit de recevoir Ici une rude î je ne la pousse pas plus loin , on voudra bien parchose à la commiséraUon fraternelle.

(N.Ên.)

' Cid n*ttt pss d'une exactitude rigoureuse. La république fa loifi eonmeDce à ta lortie de ce peuple d*£gypte» Tan '<n tnnt Dotie ère , et Tyr fut fondée Tan 1262 de la même 'teowkiile. (r;«fift.; Joseph., Antiq.^ lib. tui, cap. ii.;

nous avoient été transmises par rhistoire, noua eussions pu obtenir la solution de ce fameux problème en politique , savoir : quelle est la convention originale de la société?

Jean*Jacques prononce et rapporte Tacte ainsi : « Chacun de nous met en commun sa personne « et toute sa puissance sous la suprême direction « de la volonté générale ; et nous recevons en corps « chaque membre , comme partie indivisible du « tout ». »

Pour faire un tel raisonnement ne faut-il pas supposer une société déjà préexistante? Sera-ce le Sauvage, vagabond dans ses déserts, à qui le mien et le tien sont inconnus, qui passera tout à coup de la liberté naturelle à la liberté civile, sorte de liberté purement abstraite, et qui suppose de nécessité toutes les idées antérieures de propriété, de justice conventionnelle, de force comparée du tout à la partie, etc.? Il se trouve donc un état civil intermédiaire entre l'état de nature et celui dont parle Jean-Jacques. Le contrat qu'il suppose n'est donc pas Toriginal.

Mais quel est, dira-t-on, ce contrat primitif? C'est ici la grande difficulté.

Que si on reçoit, pour un moment, celui de Rousseau comme authentique , du moins est-il certain que ce pacte fondamental remonte au delà des sociétés dont nous nous formions quel** que idée , puisque pas une des hordes sauvages qu'on a rencontrées sur le globe n'existoit sous un gouvernement populaire. Or, de ces deux choses l'une :

Ou il faut admettre , avec Platon * , que le gouvernement monarchique, établi sur l'image d'une famille, est le seul qui soit naturel; que conséquemment le contrat social ne peut être que d'une date subséquente ;

Ou que s'il est original ,

Les peuples , presque aussitôt fetigués de leur souveraineté , s*en sont déchargés sur un citoyen courageux ou sage. i

D'ici cette immense question :

Comment du gouvernement primitif, en le sup« posant monarchique , les hommes sont-ils parvenus à concevoir le phénomène d'une liberté autre que celle de la nature?

Ou, si l'on veut dire que la constitution primitive ait été républicaine :

Par quels degrés l'esprit humain , après des

* Contrat Soc., llv. i , chap. Tl.

^ Plw., lih. m, €le Lrg,, pag. S80. -

BÉVOLtïtIONS ANCIENNES.

>lf èdes d'olMervatlon , après Pexpérience des nmiix qui résultent de tout gouvernement * , a-t-il retrouvé la constitution naturelle , depuis si longtemps mise en oubli ''?

JMnvtte les lecteurs à méditer ce grand sujet. Le traiter ici serolt faire un ouvrage sur un ou- Trage , et Je n'écris que des essais. Dans les causes du renversement de la monarchie en Grèce, peu de choses omdulsent à réclalrcissement de ces vérités.

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