CHAPITRE PREMIER
Ancienneté des hommes.
« Quelles sont les révolutions arrivées autrefoil « dans le gouvernement des hommes? quel étoit « alors Tétat de la société ? et quelle a été llnflueDoe « de ces révolutions sur l'âge où elles éclatèreot « et les siècles qui les suivirent? »
Le seul énoncé de cette question sufQt pour ea démontrer l'importance. Le vaste sujet qu'elle embrasse remplira la msyeure partie de cet ou* vrage, et, servant de clef à nos derniers problèmes , en fera naître une foule de vérités inconnues. Le flambeau des révolutions passées à la main , nous entrerons hardiment dans la nuit des révolutions futures. Nous saisirons l'homme d'autrefois malgré ses déguisemeuts , et nons forcerons le Protée à nous dévoiler Thomme à venir. Ici s'ouvre une perspectiveirtimense ; Id J*osé me flatter de conduire le lecteur par un seatief encore tout inculte de la philosophie, où Je lui promets des découvertes et fle nouvelles vuesdetf hommes ^. Du tableau des troubles de l'antiquité passant à celui des nations modernes , Je remon* terai, par une série de malheurs, depuis les pfs« miers âges du monde Jusqu'à notre siècle. L'hlS" toire des peuples est une échelle de misère dont les révolutions forment les différents degrés.
Si Ton considère que depuis le Jour mémorable où Christophe Colomb aborda sur les rives aflié' ficalnes , pas une des hordes qui vaguent dans M forêts du Nouveau-Monde n*a fkit un pas vers la civilisation ; que cependant ces peuples étoiait déjà loin de l'état de nature ' à l'époque où en les
^ £t pourtant c'est un roman où les événemeots sont obli* gés, bon gré, mal gré , de se plier à an système. (N. £^)
^ Me Toilà rendu à ma propre nature : ftousseao n^c&t plus pour rien dani celle manière d'éerife. (fl. tê*)
^ Quelle assurance I I*excu&e ici est la jeunesse. Ds nouvelles vues des hommes ! mais il auroit fallu commencer par saToir ce que f étols moi-même. (If. Éo.)
' Une observaUon importante à faire sur la lenlrur iv«o la<}aelle les Américaina se dvlliaeot , eenk qoe k Miara Wat a refusé les troupeaux, ces premiers léglslateors des homairs. U est même très-remarquable qu'on a trouvé ces iaava|ci policés là précisément où U y avolt une espèce d'animal »mestique *.
* Observation assez curieuse. (N. Éa.)
I M9Hf OD ne pourra «'empêcher de convenir fK k fonse la plus groesière du gouvernement Ml dû coèter à l'homme des siècles de barbarie, Qa'apefttYons^noos donc au moment où i'bisr Wn s'ouvre? De grandes nations d^à sur leur iUàùy des mœurs corrompues , un luxe eflGroya* Ui, dtt seieDoes abstraites > , telles que Tastro- Miie, récriture et la métaphysique des langues, «ti doot l'adièvement semble demander la du* ne tmk monde I Si on i^oute à cela les traditions ta peoples : les Pasteurs de l'antique Egypte ^ pÉauit ieuis gaielles dans les villes abandonnées itnrks moQumentsen ruine d'une nationincon* w, jadis florissante dans ces déserts '; cette ■âw Egypte comptant plus de cinq mille ans ^^ kp» la fin de l'âge bucolique et l'érection de la ■Birebie sous son j^emier roi Menés Jusqu'à itamdre; la Chine fondant son histoire sur un ÉW d'éeiipses qui remonte jusqu'au déluge ^ , ■ Uà duquel ses annales se perdent dans tailèdes innombrables; l'Inde enfin, offrant k lèéoomène d'une langue primitive , source fc toutes celles de l'Orient, langue qui n'est piveotendue que des Bramins ^, et qui fut Jadis
' HiftOD., Ub. I et II ; Diod. , lib. i et il. * f^tffêft aux Sourctê du NU, p«T J. BruC£, tom. lU, liv. ii, Ai^u,|iis.ii7, etc.
Eiiteel(Mit, avec Bruce, qae les pasteurs remplacèrent teaaeias peuple» de l'Egypte, Je rejette le reste de son sysiiMifil (lit sorUr les puteu«s de l*£Uik>ple. 11 vous dit fi b doeendants de Cush, peUt>Ûls de Noé, peuplèrent «ONtiécstf^on déêërUê, et quelques pages après il ajoute OSluGnsUtes trouvèrent auprès d'eux une nation puis- Mit Isi Pasteurs. Outre que les anciens historiens parois- Mttt cnfteodre que les Pasteurs eotrèrenl en Egypte par MaiiisSueE, Bruoe a Ignoré un passage d'Eusèbe qui dit: ^aiyei «6 Indo Jlumine conturgenUs juxta jEgyptum «Mtbrmt £t 11 fixe leur arrivée au règne d'Aménophis, y il dliL'PcuTièine dynastie, et vers le temps de la fon- WMde Sparte, environ 1600 ans avant i*ère vulgaire. Ainsi MrtHus auroieot été les habiUnU primitifs de l'Ethiopie, jwpi, lelon Usaérius, Sésostris étolt lils d'Aménophis. ^^4Uf oit régné glorieusement , et Sésostris, loin d'avoir ^jnrttr ion roysmme des mains des Pasteurs victorieux, *^^lAcottquète du monde, si nous en croyons Diodoce *wt U faut donc placer le règne des Pasteurs dans une *NSléhien plu» reculée que ne le fait le voyageur Bruce» *sidit Toptoioa, très-invraiaemblai)le, que ces peuples Jff^rt origiaatatanent de I^thlopie. Manethon, dans sa ff"g dynastie, les appelle expressément ^ivtxs« Çsvoi, PfMBis étrangers. Au reste, Josèphe rapporte que Telh- ^ (ootraignit ceaxHcl par un traité, d'alwndooner son Jl^i ce (|ni en ferolt remonter l'époque vers Tan 2S89 ^période Julienne. Mais ceci ne doit s'eptendre que des ^^ Pasteurs. U est certain que cps peuples ra varièrent 2*1^ fols PÉgypIe. ( MANBiao apud JoKtpk. et Afirio, ; f*^ 1 Hb. Il , cap» g; Diod^ , lib. i , pag. 48,^eic ; Euseb. , ^*''*>t Bb. I, pa|^ IS. )
.*J*i]r«it le calcul modéré de Manethon. Si on admettoit l!2S^ dieux et des demi-dieux, il faudroit compter plus "/■j^aflle ans. ( Diod. , lib. i , pag. il. )
DciAUK, Hitt. de la Chint, tom. Il, pag. 3. J^ ptttaiferv éclipse a été observée deux mille cent cin- ^^J|J^«loq ans avant Jésus-Christ
pariée d'un grand peuple, dont le nom même a disparu de la terre ; il est certain que le (HremieR coup d*œil qu'on Jette sur Iliistoire des hommes suffiroit pour nous oonvainere que notre courtar chronologie en remplit à peine ïa dernière feuille, si les monuments de la nature ne démontroianC cette vérité au delà de toute contradiction *.
La destruction et le renouTcllement d'une partie du genre humain est une autre conjecture éga**lement fondée. Les corps marins transportés au sommet des montagnes, ou enfouis dans les en» trallles de la terre; les lits de pierres calcaires; les couches parallèles et horizontales des sols * , se réunissent avec les traditions des Juifs % des Indiens <, des Chinois**, des Égyptiens*, des Celtes 7 , des Nègres ^ de l'Afrique et des San*
La langue sanscrite ou sacrée vient enfln d'étra révélée au monde. Nous possédons déjà la traduction de plusieurs poS« mes, écrits dans cet idiome. La puissance et la philosophie àm Anglois aux Indes ont fait à la république des lettres ce pré« sent inestimable. (Voyez les auteurs cités d-desaus.)
* BCFFON, Théor» de la Terre.
J*avois recueilli moi-même un grand nombre d^observaUom botaniques et mlnéralogiquss sur l'antiquité de la terre. J'ai compté sur des montagnes d'une hauteur médiocre, qui courent du sud-est au nonl-ouest, par le 48* degré de latltud« septentrionale en Amérique, Jusqu'à treize génératlom d0 chênes, évidemment suooessives sur le métne sol. On m'» montré en Allemagne une pierre oaleàire seconde, formée des débris d'une pierre calcaire première : ce qui nous Jette dans une Immensité de siéctes. M. M., célèbre fiilnéraloglftté de Paris, m'avolt assuré avoir trouvé auparavant oètt« mém« pierre dans les environs de Montmartre. A Gracloza , l'une des Açores J'ai ramassé des laves ri antiques , qu'elles étoient revêtues d^ine croûte de mousse pétrifiée de plus d*Un demi* pouoe d'épaisseur. Enfln , à l'Ile Saint-Pierre , sur la côte dé« solée qui regarde l'Ile de Terre-Weuve, dont elle est séparée par une mer bruyante et dangereuse, toi^ours couverte d*épaW brouillards. J'ai examiné un rocher formé de couches alter«> natives de tichen rouge qui avolt acquis la dureté du granit. Le manuscrit de ees voyages, dont on trouvera quelques extraits dans l'om-rage que Je donne ici au public, a péri , avec le reste de ma fortune ^ dans la révolullon *.
■ BVPPON, Théor, de la Terre , HUt, dee Homme» , toAi I ; Garl., Lettrée sur VAfner*
'Oenèêe.
* Hist. (\f Ind.from, ihe EarUeeî, ete-
* DtiiALn., Bht. de la Chine ^ tom. ii.
* LoaAN., (/« X>M 5yna.
LneleU rapporte l'histdredo la colombe de Koé. ' Edda, Mythol. ; Kevzl , Ant, SepL cap. il ; ScttBD. de Dite Gertn.
* Koben's Ace. of ihe C. ef Oood Hope ; S^Aitiia. Fo^, among the Hott. , Vi , ch. V.
Ce dernier auteur raconte que l«e HoCtentols ont une si grande horreur de la pluie, qu'il est Impassible de leur Mf« <$on venir qu'elle soft quelquerois nécessaire. Le voyageur suédois attribue la cause de cette singularité à des opinions religieuses; il est phis naturel de croire que cette antipatilie tient à un sentiment contas des malheurs occasionnés par k)rdé* Hige. Il est vra! que cette tradition a pu être portée en Afrique^ soit par les mahométans qui y pénétrèreot dans le huitième siècle (vo>'ez Oéogr. IVabieuê., trad. de l'arabe; et Léon, De»* cription de l'A/r.), ou longtemps auparavant par les Car*
* Oui , le manuscrit tout à fait primitif de ces voyages f mais DOD pas le manuscrit des Natchez, écrit à Londres , dans lequel une grande partie du manuscrit primitif a étd oooservée. (N. £d.)
RÉVOLUTIONS AMa£NNES.
vages ' même dn Canada , ponr prouver la submersion du globe *.
Posons donc pour base de Tblstoire ces deux vérités : l'antiquité des hommes, et leur renouvellement après la destruction presque totale de la race humaine.
thaginoift*, dont quelques voyageais modernes ont retrouvé des monuments Jusque sur les hords du Sénégal et du Tigre. Cependant , si les CaKbagInois ont suivi les opinions de leun ancêtres , les Phéniciens , ils ne croyoient pas au déluge.
' Laf., Mœur» des <Saiiv.,art. Xelig,
Le docteur Robertson, dans son excellente H'ulmre de V Amérique (tom. il, liv. iv, pag. 26, etc.)i adopte lesystémedes premières émigrations à ce continent , par le nord-ouest de l'Asie et le nord-ouest de l'Europe. D'après les voyagea de Cook , et ceux encore plus récents des autres navigateurs, li paroit maintenant prouvé que l'Amérique méridionale a pu recevoir ses habitants des lies de la mer du Sud , de même que ces dernières reçurent les leurs des côtes de l'Inde qui en sont les plus voisines. Cette cliafne délies enchantées semble être jeiéa comme un pont sur l'Océan , entre les deux mondes , pour inviter les hommes à parcourir leurs domaines. Les rapports de langage et de religion entre les anciens Péruviens, les Insulaires des Sandwich, d'OtahiU, etc. et les Malais, donnent quelque solidité à cette coiijecture. Il est alors plus que probable que ta tradiUon du déluge se répandit en Amérique avec les peuples de Tlnde, de laTartarie et de la Norwét,e.
( Voyez les tables comparées des langues à la lin des Foya • ge$ de'Coakf et les extraits d*un dernier Voyage à la recherehe de M. de la Peyroute, Journal de M. Peltier, n. 04, 06.)
' Il ne faut pas, au reste, se dissimuler une grande objection historique. Sanchonlathon le Phénicien, contemporain de Sémiramis, ne dit pas un seul mot du déluge. Il n*y a peut-être pas de monument plus curieux dans toute la littéralure que les passages de cet auteur, échappés aux ravages du temps dans les écrits de Porphyre et d'Eusébe. Non-seulement on doit s'étonner du profond silence de ces fragments sur les deux fameuses traditions du déluge et de la chute de l'homme, ainsi que de i'expUcation que ces mêmes fragments nous donnent de Torigine du culte chez les Grecs ; mais d'y trouver le plus ancien historien du monde athée par principes, c'est sans doute une circonstance de la nature la plus extraordinaire. Ces précieuses reliques de l'antiquité n'étant guère connues que des savants , les lecteurs me sauront peut-être gré de les leur produire ici.
«*La source de l'univers, dit Sanchonlathon, étoit un aie sombre et agité , un chaos infini et sans fonne. Cet air devint amoureux de ses propres principes, et il en sortit une substance mixte appelée flôOo; ou le désir.
« Cette substance mixte fut la matrice générale des choses ; ^âlTl'air ignoroit ce qu'il avoit produit. Avec celle-ci il engendra Mot (une vase fermentée) , et de cet embryon germèrent toutes les plantes et le système de l'univers. »
L'auteur phénicien raconte ensuite que le soleil, la lune, les étoiles, sont des animaux intelligents qui se formèrent dans Mot, ou le limon; et que, la lumière ayant produit les tonnerres, les anbnaux, éveillés au bruit de la foudre, s*enf uirent dans les forêts , ou se précipitèrent dans les eaux. Ici SanchoniatlioD cite les écrits de Taaulus, dont il a tiré sa cosmogonie, et il fait Taautus même inventeur des lettres : ainsi, on ne peut imaginer une plus grande antiquité. L'historien passe à la génération des hommes, et dit :
.« Du vent Coipias et de sa femme Baau furent engendrés deux mortels (mile et femelle) appelés Protogonui et Jîoh. De «premier couple naquirent Genus et Genea , qui , dans une grande sécheresse, étendirent leurs mains vers le soleil, s'écriant : Beeleamiu ! (en phénicien , Seigneur du ciel ; en grec , Zcùc). M De là l'origine du grand nom de la Divinité chez les Grecs. L'historien se moque de ceux-ci , pour n'avoir pas entendu l'expression phénicienne.
Sanchoniatlion rapporte ainsi douze générations : Protogonus, Genus, Phos, LUwnus, Memrumus, Agreus, Chrysor, Tcchnitas, Agrus, Amynus, Misor, Taautus, donnant aux uns l'invention de l'agriculture, aux autres celle des arts mécaniques, etc. , montrant comment les divisions géographiques prirent leur nom de ceux de ces premlos boni-
Maisen ne commençant rUsIoire qu^èrépoq»
très-incertaine du déluge, vous êtes Ma d'avoir vaincu toutes les difficultés. Sanctioniath<m m vous apprend d'abord que lafondatio&desviDes et des États. Cronus, fils dn roi Ouranus, sslitt son père auprès d*une fimtaine, le fait cniélie< ment mutiler, entrepend de longs voyages, dis* pense à son gré les empires , donnant à sa tlHo Athéna, FAttique, et au dieu Taautus, TÉgypte*. Hérodote et Diodore vous introduisent ensoit6 dans le pays des merveilles. Ge sont des villes de vingt lieues de circuit , élevées comme par esehantement % des jardins suspendus dans les airs ^, des lacs entiers creusés de la main des hommes ^. L'Orient se présente soudainenMtâ nous dans toute sa corruption et dans totite % gloire. Déjà trois puissantes monarciiies se sont assises sur les raines les unes des autres ^ ; pur* tout des conquêtes démesurées, désastreuses aux vaincus , inutiles ou Ainestes aux vainqueers (. En Perse , une nation avilie ? et des satrapes lexa* tés * ; en Egypte , un peuple Ignorant et supersti» tieux 9, des prêtres savants et despotiques *^ Dans
mes , telle que de Libanus , le Liban , et enfin la source M plupart des divinités des Grecs qui déifièrent ces morteb pir ignorance.
On remarque qu*à la dixième génération (Amyoti), qd correspond à Noé dans la Genèse, Sanchonlathon peur lar médlalement à Misor, sans qu'il paroisse mémesedontsihl mémorable événement qui dut avoir lieu alors. « lyÂgroSt dit-il , naquit Amynus, qui enseigna aux hommesàbitiréei villes; d'Amynus, Misor le Juste, etc. »
Concluons cette note par une remarque imporlsnle. Oi place Sanchonlathon (Porphyre) vers le temps de SéCDlnoli Or, la reine assyrienne régnott environ deux mHic «ntijaitre- vingt-dix ans avant notre ère. Selon Toplnion coauMs^ la première colonie égypUenne qui émigra aux cét«i àt II Grèce, n*y parvint que dans Tannée lesode la mèmeebrooologie; et le système religieux n'y prit des formes pemuM»* tes que sous la législaton de Cécrops, un peu pins de tn* siècles après. Cependant Tauteur phénicien relève ks mé^ ees des Grecs sur les dieux, en parlant des premiers eona* d'une nation déjà ancienne, fl y a plus: Il noosapprMidqii> théna , fille de Cronus , régna en Attique à une époque ^V est difficile de déterminer, et qui renverseroit le systéoiéaitler de notre chronologie, le laisse à penser au lecteur ce ^ faut croire maintenant de Thistolre et de foriglne modem des Grecs, sans parler que * Diodore dans.J?trsr6tf, HéroM Apollodore, Pausanfas , confirment le récit de rauteur pMr den par plusieurs passages. Au reste, si Ton suppose qw Sanchoniathon vivoltdeux outrofssiècles après Moïse, eooii quelques savants le prétendent , on paHie toutes les ûiSSaS^ (S4KCH., apud. Eus. Prmpat, Epaug., Ub. i, cap. X.
t Jd,,ibid.
> Diod.^ lib. II, pag. 95.
* irf., ibid., pag. M, 09.
* HGRon., lib. I , cap. clxxxv.
* Les Assyriens, les Mèdes et les Pênes.
* Diodore, 'lib. II, pag. 90,etc.; Joseph., itf fil.» Ifl>*x,e^
' Plct. , f» ApophUjm.; Sencc., Hb. m , cap. xii, A **»'/• •Plat., lib. lu de Leg,, pag. «97; Xen., Cyrop. ffl». v(\ Senec. , lib. V, de Ira., cap. xx.
* ClC, lib. I , de Nat. Deor.; Herod., lib. I , LXT ; DiOD., M». I , pag. 74 , etc. ; Je ven., Salir, xv.
** Dion., lib. I, pag. 8S; Plct. , de lêid. el Otir.
* Sans parler que n*e8t pas fraoçois. Il y a dutt ^
AVANT 1. d
ûtmank^ où le palais de Sardanapale s*élève an- ^ de ia batte de Fescla ve, où le temple de la Di* «île De rassemble que des misérables soo$ ses tasde porphyre ; dans ee chaos de luxe et d'in- Igeoee, de souffrances et de voluptés , de fanatimeet de lumières, d'oppression et de servitude, lÉMiiis dormir inconnus les crimes des tyrans et b nsiheors des esclaves. Un rayon émané de rÉQfple, après avoir lutté quelque temps contre Istéfièbies de la Grèce, couvrit enfin de splenèv ees régions prédestinées. Les hordes errantmpToaehus, Cécrops, Gadmus, avoient d'abcurd Mb, dépouillèrent peu à peu leurs mœurs oroges, et se formant à différentes époques, •lépiUiqnes, nous appellent maintenant à la pmièn révobtiUm K