HYMNE DES MARSEILLOIS
Allons, enfinta de U patrie, Le Jour de gloire est arrivé.
contre noui de la tyrannie L*étendard tanglant est levé.
Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent Jusque dans nos bras Égorger nos fils, nos compagnes.
Aux armes , citoyens ! forme* vos batallloos. Maiebes, qu'un sang Impur abreuve nos sUlons!
Marchons , qu*un sang Impur abreuve nos sillons !
Que veut cette liorde d'esclaves, De Iraltres , de rois eoi\Joiés ?
Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés?
François , pour nous , ah ! quel outrage ! Quels transports U doit exoiter !
C'est nous qu'on ose méditer De rendre à l'aoUque esclavage !
Aux armes, citoyens! elc
Qool ! des ooliortes étrangèrps Feroieot la loi dans nos foyers !
Quoi! cei phalanges mercenaires
I Poet. Miner. Grœe., pag. 441.
3 Je crois que Pauteur de œt hymne s'appelle M. de Usie. Ce n'est pas le tradodeur des Géorgiqnn *•
* On voit par cette noie cmnbieii les choses les plus coih nues en France étoient ignorées en Angleterre pendant les guerre» de la révolution. Ce n'est pas la poésie, c'est la musique qui fera vivre l'hymne révolutionnaire. Pour couronner tant de parallèles extmvaganU, Il ne reslolt plus qu'à comparer le client en l'honneur des libéralairs de la Grèce à l'^itaplie ùt Marst. ( N. En. )
Tenassetnleit MM flsts giiÉnlefsl
Grand Dieu ! par de» mains enchainéei Nos fronts sous le joog se plolerotent! De vifs despotes dcviendroient Les maîtres de nos destinées!
Anx armes , citoyens ! elc.
Trembles, tyrans, et vous, perfides, L'opprobre de tous les partis !
TferaMvs \ vos prc^s parricides Vont enfin recevoir leur prix. Tout est soldat pour voos eonlMtlfe.
S'ils tombent nos Jeunes héros, La terra en produit de nouveans , Contre vous tout prêts à se battre.
Anx armes, citoyens! ele
Amour saeré de la patrie , Ooodttto, soutiens, nos bras vengBilrs* Liberté! Liberté chérie!
Combats avec tes défenseurs !
Sons nos drapeaux que la victoire Aœoare à tes mêles aeoents ; Que tn ennemis expirants ■ Voient ton triomphe et notre g&oire.
Aqx armes, ciloycns, formel vos balalHons. Marchez, quVn sang Impur abreuve nos sttlensi
Mafchoos , qo*un sang Impur abreuve nos sillons!
Aux fêtes de Laoédémone, les citoyens chas tplent eu cœur :
tes TieiLLAMM.
' nous avons été Jadis Jeunes , valllanla et hardis.
LES BOlUeS FAITS.
Nous le sommes , maintenanit A répreuve à tout venant.
LES ENFAICTS.
Et nous un Jour le serons , Qui bien vous suipasseroos *.
C'est de là que les François ont pu emprunta l'idée de la strophe des enfants , cloutée à rhymof des Marselllols.
Nous entrerons dans la carrière Quand nos aînés ne seront plus.
Nous y trouverons leur poussière^ Et la trace de leurs vertus.
Bien moins Jaloux de leuf survivre Que de partager leur eereudl , Nous aurons le subHme orfuett De les venger ou de les suivre '.
Si les François paroissent l'emporter Id, i Sparte on voit les cUoyens; à Paris, le poêle.
Nous finirons cet article par les vers qu'on chaotoit en l'honneur des assassins d'Hipparquf > ^ Grèce ; et par l'épitaphe que les François ont écrite à la louange de Mamt La misère et bm^
■ ¥im,i in Xftf., tmdoot. d*Amyot.
» D' MooR^s Jcmm. ,,«— ^
A la fêle de rÊtr»^prème on 4out« «M^w* ''*''Ï!7«S très stropbtt pour les vieillards, les femmes, He. on fM» v^
. le Moniteur du 20 prairial (8 Juin) I79S.
AVANT J. C SOO.rrOL. «t.