‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 7 sur 228 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

DE JULES CÉSAR A DÈCE OU DÉOUS.

Après avoir prêché l'Évangile, Jésus-Christ laisse sa croix sur la terre : c'est le monument de la civilisation moderne. Du pied de cette croix, plantée à Jérusalem, partent douze législateon, pauvres, nus, un bâton à la main, pour enseigner les nations et renouveler la face des royaames.

Les lofs de Lyeurgue n*avoient pu sontei^r Sparte; la religion de Numa n'avoit pu ftdre dorer la vertu de Rome au delà de quelques centaines d'années : un pécheur , envoyé par un faiseur de jougs et de charrues , vient établir au Capitole cet empire qui compte déjà dix-huit siècles , et qui, selon ses prophéties, ne doit point finir.

Depuis longtemps Rome républicaine avolt répudié la liberté , pour devenir la concubine dM tjrrans : la grandeur de son premier divorcelull du moins servi d*excuse. César estPhommeh plus complet de Fhistoire, parce qu'il réunlt'l triple génie du politique, de Técrivaln et do gnrfj rter. Malheureusement César ftitcorrompuosi son siècle : s'il ffttnéau temps des mœurs, 0 été le rival des Cincinnatus et des Fabricias, il avoit tons les genres de force. Mais quand parut à Rome, la vertu étoit passée; il ne troi plus que la gloire : il la prit, foute de tokat

* Auguste, héritierde César, n'étoit pesde cei première race d'hommes qui font les révolatioil| il étoit de cette race secondaire qni en profite,!

An.tfeft.ii6.Av.l.asi.

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