S, ÉD
* Od Tolt partout dans VEftai que ma raison , ma oon-
srience et mes penchants démeatoient mon philosophisme ,
et ^Be je retombe avec auUnt de joie que d'amour dans
la vérités retigîeuses. On voit aussi que l^esprit de liberté
se M'abandonne pas davantage que Tesprit monarcliique.
Li fingnlière comparaison tirée de la géométrie» que Ton
toMve ici» me rappelle que, destiné d*abord à la marine
[Je le fus ensuite à TÉglise, et enfin au service de
0« mes première» études furent ooosaerées aux ma«
Mi, où j'avois fiiit des progrès rapides. J'élois
sots éludes , eomme dans celte des langues , par
Me de ees ménMiires dont on partage souvent les avanta*
ses aYce les hommes les phis communs. (5. Éd.)
Inftoeneedela léroloUon lépobUealne sur te Oim.
Les Biens.
Les Orées et les François , dans une tranquit* lité profonde , vivoient aouœia à des rois qu'une longue suite d'années leur avdt apprit à respec* ter. Soudain un vertige da liberté les saisit, Ces monarques , liler enoore i*Qbjot de . leur amour^ ils les précipitent à coups de poignard de leufi trtoet« La ilèvre se communique. On dénonce guerre étemelle contre les tyrans. Quel que soit le peuple qui veuille se défaire de sei maîtres, il peut compter sur les régicides. La propagande ao répand de proche en proche. Bientôt il ne reste pas un seul prince dans la Grèce ' , et les François de notre âge Jurent de briser tous les sceptres*.
L'Asie prend les armes en faveur d'un tyran banni * : TEurope entière se lève pour remplacer un roi légitime sur le tr6ne : des provinces de la Grèce', de la France^, se Joignent aux arroef étrangères : et l'Asie , et l'Europe, et les pro* vinces soulevées viennent se briser contre une masse d'enthousiastes , qu'elles sembloient de* voir écraser. A l'hymne de Castor^, à celui dcf Marseillois , les républicains s'avancent à la mort. Des prodiges s'achèvent au cri de vtve la liberté ! et la Grèce et la France comptent Marathon , Salamine, Platée, Fleurus, Welssembourg , Lodi«.
Alors ce ftit le riècle des merveilles. Égalée ment ingrats et capricieux , les Athéniens Jettent dans les fers, bannissent ou empoisonnent leurs généraux ? : les François forcent les leurs à l'éml^ gration ou les massacrent '. Et ne croyez pas que les succès s'en affoiblisseot : le premier homme, pris au hasard, se trouve un génie. Les talents Sortent de la terre. Les Thémistocle succèdent aux Miltiade; les Aristide, aux Thémistocle; les Gimon aux Aristide » : les Dumouries remplacent
■ Exceplé chez les Maoédooleos, que le mte dfs Grecs rpgardoit comme barbares. Aleiandra ( non te Grand ) fut obligé de prouver qu*il étolt originaire d*Argos, pour étio admU aux Jeux olympiques.
* Voilà eaoofe un de ces passages qui prouTent comMen oeax qui prétendoicol m'opposer cet ouvrage avoient raison de ne pas Touldr qu'on Finiprlniât tout entier. (N. Éd. }
' Herodot., lib. V, cap. xcyi.
> M. , lib. Ti, cap. cxii.
* TuRRBAU , Guern de U Fendée»
* Plit. , in ^fc,
* On verra tout eed en détail dans la goerte lIMique. ' Herod., lib. VI , cap. cxxxvi; Plut., m ThemiH.
' Domoarlez , Costioe.
* Plusieurs auteurs donnent le nomlûeaui nons proares; Je préfère de les laisser indéclinables.
BÉVOLUTIONS ANCIENNES.
les Luckner ; lesCustioe, leftDomoQriez ; les Joardan , les Custine ; les Pichegro , les Jourdan , etc. Ainsi, Teifet immédiat de la révolatioo sur les Grecs et sur les François fut : haine implacable à la royauté, valeur indomptable dans les combats, constance à toute épreuve dans Tadversité. Mais ceux-là, encore i^leins de mo« raie, n'ayant peasé de la oKmarchie^à la répn* biique que par de longues années d'épreuves, durent recevoir de leur révolution des avantages que ceux-ci ne peuvent espérer de la leur*. Les âmes des premiers s'ouvrirent délicieusement aux attraits de la vertu. Là, Tesprit de liberté épura l'âge qui lui donna naissance, et éleva les générations suivantes à des hauteurs que les autres peuples n'ont pu atteindre. Là, on combat* toit pour une couronne de laurier' ; là, on mouroit pour obéir aux saintes lois de la patrie * ; là , l'illustre candidat rejeté se réjouissoit que son pays eût trois cents citoyens meilleurs que lui ^ ; là , le grand homme injustement condamné écrivoit son nom sur la coquille^, ou bu voit la ciguë^ ; là enfin , la vertu étoit adorée; mais malbeureusement les mystères de son culte flirent dérobés avec soin au reste des hommes.