‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 12 sur 170 · Apollonius de Tyane, pendant le règne de · texte numérisé non relu

Apollonius de Tyane, pendant le règne de

ML ia \a. Bomitien , trouva les lois de Lycurgne en vi- *'**'■ ^'* coenr à Lacédémone.

^ Nerva favorisa les Atliéniens. Les monu-

fi«r. : Tkt. ; nents d'Hérode Atticus et le voyage de Pau-

^^^ sanias sont à peu près de cette époque.

i,j. piîneleJenne, sous Trajan, exhorte Maxime,

no. )«ni. proconsul d'Acliaie, à gouverner Atliènes et

L • . c. •*. j^ Qj^çg ^^^ équité.

1^ Adrien rétablit les monuments d'Athènes,

n».: SfMrt.; acheva le temple de Jupiter Olympien , bâtit

^'"^* une nouvelle ville auprès de l'ancienne , et fit

refleurir dans la Grèce les sciences , les lettres

et les arts.

Antonm et Marc-Aurèle comblèrent Athènes

Gapit; oio. ^ blenfolts. Le dernier s'attacha surtout à

rendre à FAcadémie son ancienne splendeur :

^ il multiplia les professeurs de philosophie,

d'éloquence et de droit civil, et en porta le

nombre Jusqu'à treiise : deux platoniciens , ^^ ^^ '• ^ deux péripatéticicos, deux stoïciens, deux ' ' épicuriens, deux rhéteurs, deux professeurs de droit civil , et un préfet de la jeunesse. Lucien, qui vivmt alors, dit qu'Athènes étoit remplie de longues barbes, de manteaux ^e bâtons et de' besaces.

Le Polyhistor de Solin parut vers la fin de ce siècle. Solin décrit plusieurs monuments de la Grèce, n n'a pas copié Pline le naturaliste aussi servilement qu'on s'est plu à le répéter.

Sévère priva Athènes d'une partie de ses '•'• privilèges, pour la punir de s'être déclarée spTrt.; dIo. en laveur de Pescennius Niger.

Sparte, tombée dans l'obscurité, tandis 21*. qu'Athènes attirait encore les regards da ^^'^**' monde , mérita la honteuse estime de CaracaUa : ce prmce avoit dans son armée un ba« taillon de Lacédémonlens, et une garde de Spartiates auprès de sa personne.

Les Scytlies, ayant envahi la Bfacédoine, 2eo. au temps de l'empereur Gallieii, mh-ent le ^z^^'' siège devant Thessalonique. Les Athéniens effrayés se hâtèrent de relever les murs que Sylla avoit abattus.

Quelques années après, les Hérules plllè- S6i. rent Sparte, Corinthe et Argos. Athènes fût '^^^' sauvée par la bravoure d*un de ses citoyens nommé Dexippe, également connu dans les lettres et dans les armes.

L'archontat fut aboli à cette époque , le stra- ciiandi. tége, inspecteur de l'adora ou du marché, ^^^' devint le premier magistrat d'Athènes.

Les Golhs prirent cette ville sous le règne 269. de CUude II. Ils voulurent brûler les biblio- ^^^ thèques ; mais un des Barbares s'y opposa : « Conservons , dit-il , ces livres qui rendent « les Grecs si faciles à vaincre, et qui leur « ôlent l'amour de la gloire. » Cléodème, Atliénien écliappé au malheur de sa patrie, rassembla des soldats, fondit sur les Goths, en tua un grand nombre , et dispersa le reste : il prouva aux Gotlis que la science n'exclut pas le courage.

Atliènes se remit promptement de ce dé- ^^*

« I •. \ M X » Uban., Or. ;

sastre; car on U voit peu de temps après of- zon.

frir des honneurs à ConstanUn et en recevoir

des grâces. Ce prmcc donna au gouverneur

de l'AtUque le titre de grand duc : titre qui ,

se fixant dans une famille , devint héréditaire ,

et finit par transformei* la république de Solon

en une principauté gothique. Pite, évéqne

d' Atliènes, parut au concile de Nicée.

Constance , successeur de Constantin, après 3^7. la mort de ses frères Constantin et Constant, ^"iIIx^ml"* fit présent de plusieurs lies à la ville d'Athènes.

Julien , élevé parmi les philosophes du Por- 3S4. tique, ne s'éloigna d'Athènes qu'en versant ?*''i*it5"V des larmes. Les Grégoire, les Cyrille, lesBa- crêg.; Cyr.'; sile, les Chrysostôme, puisèrent leur sahite 5"*-' ^ï,!",* éloquence daqs h patrie de Démosthènes. pat.

INTBODUCTION.

Chandt.

Inscript. ant.

Zot. Ilb. »,

GhandL ïrav.

Atts ie. /. G. Sous le ràgne da grand Théodose , les Gotlis 3^^ ravagèrent TÉpire et la Thessalie. Ils se pré-

zos. ub. 4; paroient à passer dans la Grèce; mais ils en furent écartés par Théodore, général des Achéens. Athènes reconnoissante éleva une stalue à son libérateur.

Honorius et Arcadius tenoient las rênes de rempire lors(tue Alario pénétra dans la Grèce. Sosime raconte que le conquérant aperçut , «n approchant d'Athènes , Minerve qui le nienaçeit du haut de la citadelle , et Achille qui se tenoit debout devant les remparts. Si Ton en eroitie même historien, Alaric ne saccagea point une ville que protégeoient les liéros et les dieux. Mais ce récit a bien Tair d'une fa-

syn. ep. Op. ble. Synésins, plus près de Févénement que edit. Zesiroe, compare Athènes incendiée par les Goths à une victime que la flamme a dévorée , et dont il ne reste plus que les ossements. On croit que le Jupiter de Phidias péiit dans cette invasion des Barbares.

Gorinthe , Argns , les villes de 1* Arcadie , de

TÉlide et de la Laoonie , éprouYèrent le sort

d* Athènes : « Sparte, si femense, dit encore

Zot. iu>. «. « Sesime, ne put être sauvée; ses citoyens

« Tabandonnèrent, et ^s chefs la trahirent :

, R ses cheft , vils ministres des tyrans injustes

« et débaudiés qui gonvemoient TÉtat. »

Btilicon, en venant chasser Alaric du Pélo-

poiièse, aclieva de désoler cet infortuné pays.

^^-^ Athénaïs, fille de Léonce le Philosophe,

Zoi|. In Th. ' j, ^ j , X. •. ^ V

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