Pendant que Léonce lenoit les rênes de
B«û^^yâiid! l*0>npirBd'Orient , Genséric se jeta de nouveau
Mb. i , c. s. sur l'Achaie. Proc4)pe ne nous dit point quel
Alt le sort de Si>arte et d* Athènes dans cette
nouvelle invasion.
Le même historien fait ainsi la peinture des
ravages des Barbares , dans son Histoire se-
erète : « Depuis que Justinien gouverne Tem-
« pire , la Tluvce , la Chersonèse^ la Grèce , et
c( tout le pays qui s*étend entre Constanthiople
« et le golfe d'Ionie, ont été ravagés chaque
« année par les Antes , les Slayons ef les Huns.
• Pins de deux cent mille Romahis ont été tués
« ou faits prisonniers à diaque biyasion des
A Barbares, et les pays que j*ai nommés sont
n devenus semblables aux déserts de la Scy-
« thie. V
Justinien fit réparer les murailles d'Athènes
I On n'a pas fait attentton à Tordre chronologique, et Ton place mal k propos le mariage d^Eudoxie avant le prise d'Athènes par Alaric. 2ônare dit qu'Eudoxie , chassée par ses frères , VaFérius et Genèse, avolt été obligée de fuir h Coostantinople. Valérios et Genèu vivoient paisiblement dans leur patrie, et Eudoxie les lit élever aux dignités de rempire. Toute cetle histoire du mariage et de la famille d'Eudoxielne prou veroltelle pas qu'Athènes na souffrit pas autant du peisage d'Alaric que le di t Syoésius, et qne Zosime poarroit bien avoir raison, du moins pour le fait?
Bi7.
Proc. c. it.
et élever des tours sur l'isthme de Cormthe. Ans de j. e. Dans la liste des villes que ce prince embellit f^J^l* ^ et fortifia , Procope ne cite point Lacédémone. JRdu. ub. 4 , On remarque auprès des empereurs d'Orient c^^ curoo une garde laconienne ou Izaconienne , selon la ap. hyz. prononciation alors introduite. Cette garde» ^^f^armée de piques, portoit une espèce de cuirasse ornée de figures de lion ; le soldat étoft Vêtu d'une casaque de drap, et couvrait sa tête d'un oaptichon. Le chef de cette milice s'appelott Strûtopedarcha.
L'empire d'Orient avoit été divisé en gou- ▼emements appelés ThématOi Lacédémone devint Tapânage des firères ou des fils aînés de l'empereur. Les princes de Sparte prenoient le titre de Despotes, leurs femmes s'appeloient Despœneê, et le gouvernement Despotat, Le despote résidoit à Sparte ou è Gorinthe '.
Ici commence le long sllencede l'histoire sur le pays le plus fameux de l'univers. Spon et spoa. Voy. Chandler peiilent Athènes de vne pendant sept ^°'' ** cents ans : « Soit, dit Spon, à cause du dé- « faut de l'histoire , qui est courte et obscure a dans ces siècles-là , ou que la fortune lui eût « accordé ce long repos. » Cependant on découvre dans le cours de ces siècles quelques traces de Sparte et d'Athènes.
Nous retrouvons d'abord le nom d'Atliènea S90. dans TiiéophylacteSimocate, historien de rem- ^^*®**,^* i' *" pereur Maurfoe. 11 parle des muses qui briilen t Bys. script à Athènê$dans leurs plus superbes habits, ce qui prouve que, vers l'an â90, Athènes étoit encore le s^ur des muses.
L'Anonyme de Ravenne', écriraln goth qui aïo. ri^oit vraisemblablement au septième siècle , ^^' ^^^J» nomme trois fois Athènes dans sa Géographie , encore n'avonsnous de cette géographie qu'un extrait mal fait par Gahiléns.
Sous Michel ill , les Esdavons se répandi- 846. rent dans la Grèce. Théoctiste les batUt et les ^i*"**: î®?'*-
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poussa jusqu'au fond du Péloponèse. Deux imp. hordes de ces peuples, les Éxérites et les Ml* linges, se cantonnèrent à l'orient et à l'occident du Taygète, qui se nommoit dès lors Pentadactffle. Quoi qu'en dise Constantin Porphyrogénète , ces Eselavons sont les ancêtres des Maniottes, et ceux-ci ne sont point les descendants des anciens Spartiates , comma . on le soutient aujourd'hui, sans savoir que ce n'est qu'une opinion ridicule de Constantin Porphyrogénète * . Ce sont sans doute ces Eselavons qui changèrent le nom d'Amyclée en celui de Sclabocliurion.
Nous lisons dans Léon le Grammairien , que 015. les habitants de la Grèce ne pouvant plus sup- coûst. c. a.
' Ce titre de despote u'étolt pas cependant particulier à la principauté de Sparte; et Ton trouve des depostes d'Orient, de Tbessalie, qui Jettent une grande confusion dans Pbistoire. ^
> L*opinton de Paw, qui fait descendre les Maniottes , non des Spartiates, mais des Laoonleos affranchis par les Romains, n*est fondée sur aucune vraisemblance historique.
INTRODUCTION
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cap. I.
Cfor. p. 17.
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