‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 139 sur 170 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

des malheon de d*Artagiiette , et désirant le sao- ▼er, Il le réclame comme son prisonnier. « Je ne aoaflKrai point, s'éerle-t*il , que Ton brûle ce SDpplIant. Qnoi ! il auroit vainement demandé rhospitalité anx tombeaux de nos aïeux? il anroit en vain cbercbé la paix dans le lieu où tontes les guerres finissent? Et que diroit René du pays de TAurore, le fils adoptif du sage Chactas, cet ami qui m*a donné la chaîne d*or? « Va, me dirolt-il , homme cruel, cherche un autre eompagnon pour errer dans les vallées; Je ne ▼eux point de commerce avec les vautours qui déchirent les infortunés. » Non I non ! Je ne descendrai point chez les morts avec un pareil grain noir dans le collier de ma* vie. » Ainsi parloit le frère de Géluta. L'inexorable Adarlo ordonne que l'on saisisse le guerrier blanc, et qv'il soit réservé au supplice du feu. Chactas «▼•it Mt abolir cet affreux usage ; mais le vénénMe tachem étoit prisonnier au fort Rosalie , et 1«8 Indtent irrités n*écoutoient que la vengemee. Les femmes qui avoient perdu leurs fils dans le combat entouraient Tétranger en poustant des hurlements : telles les ombres se presaoie&t autour d'Ulysse, dans les ténèbres Glmmériennes, pour boire le sang des victimes; tels laa Grecs chantoient autour du bûcher de la fille d'Hécnbe, immolée aux mânes de i*impitoyable Achille.

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