DE PARIS A
à nue source voisine; par cette source le lieu est détenniné :
Poeo quindi lootan nel sen del monte Scaturia monnorandouD piodol rlo.
(Test U footaine de Siloé , ou plutôt la source de Marie , qui jaillit ainsi du pied de la montagne deSioD.
Je ne sais si la peinture de la sécheresse , dans le treizième chant, n'est pas le morceau du poème le mieux écrit : le Tasse y marche l'égal d'Homère et de Virgile. Ce morceau, travaillé avec soin , a une fermeté et une pureté de style qui manquent quelquefois aux autres parties de l'ouirrage :
SpnU è M cido ogol bënlgoa tampa , etc.
« Jamais le soleil ne se lève que couvert de vapeurs sanglantes , sinistre présage d'un Jour malheureux : Jamais il ne se couche que des taches rougeâtres ne menacent d*un aussi triste lendemain. Toujours le mal présent est aigri par Taffreose certitude du mal qui doit le suivre.
« SoQS les rayons brûlants , la fleur tombe desséchée ; la feuille pâlit , l'herbe languit altérée ; la terre s^ouvre, et les sources tarissent. Tout éprouve la colère céleste , et les nues stériles , répandues dans les airs, n'y sont plus que des vapeurs enflammées.
« Le del semble une noire fournaise : les yeux ne trouvent plus où se reposer : le zéphyr se tait enchaîné dans ses grottes obscures ; l'air est immobile : quelquefois seulement la brûlante haleine d'un vent qui souffle du côté du rivage maure, Tagite et l'enflamme encore davantage.
« Les. ombres de la nuit sont embrasées de la chaleur du Jour : son voile est allumé du feu des comètes et chargé d'exhalaisons funestes. 0 terre malheureuse I le ciel te refuse sa rosée ; les herbes et les fleurs mourantes attendent en vain les pleurs de l'aurore.
« Le doux sommeil ne vient plus sur les ailes de la nuit verser ses pavots aux mortels languissants. D'une voix éteinte, ils implorent ses faveurs et ne peuvent les obtenir. La soif , le plus cruel de tous les fléaux, consume les chrétiens : le tyran de la Judée a infecté toutes les fontaines de mortels poisons , et leurs eaux funestes ne portent plus que les maladies et la mort.
« Le Siloé, qui, toujours pur, Içur avoit offert le trésor de ses ondes, appauvri maintenant, roule lentement sur des sables qu*il mouille à
CRATEACntUnD. — TOME IT.