‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 58 sur 170 · ES ITAUE, EN AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

ES ITAUE, EN AMÉRIQUE

VOYAGE ES ITALIE

A M- JOUBERT'

FKEMIËBE LETnK.

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Je B*ai pu TOUS écrfie de Ljod, idod dier aoy, eoflune Je vovt TaTob pranii. Vow nvci eon- Uen faillie cette exerilcnte Til!e, où fai été si Inoi aecodlli l^aimée deraière, et eneore mieiix cette année, i^ai revu les vidllei mnrailics des Bomaina, défcodoes par les liraTea Lyonnoiade noa Jonra, lonqoe lo bomlies des eooTentioiinels oUigaoient noire ami Footanes à diangerde plaee le bereoni de aa fille; J*ai rem Tabbaye des Dan^Amaiits et la footaine de J. J. Ronascao. Les efttean de la Satee sont pins riants et plos pittoresques qne Jamais; les barqwsqni traversent eecte douce rivière, miiis Arar, eoarertes d*ane toile, éclairées d*one lumière pendant la nuit et conduites par déjeunes femmes, amusent agréablement les yeux. Vous aimez les docbca : venez à Lyon; tousees couvents épars sur les coUines semblent avoir retrouvé leurs solitaires.

Vous savez àéià que rAcadémie de Lyon m'a fait lliooneur de m'admettra an ncHiibre de aea membres. Voici unaveu : si le malin esprit y est pour quelque chose, ne cherchez dans mon orgueil que ce qu*il y a de bon, vous savez que vous voulez voir l'enfer du beau cAté. Le plaisir le plus vif que J*ale éprouvé dans ma vie, c'est d'avoir

• M. Joobirt (Itèn ataié de ravociU aénénd àla Coor de eMMtloii), homne d*aDeqnrtt rate, d*OM âme tupérteofe et MenveilUfite, d^oa eomairref Jôr et chwnuuit, d*iiii talent qui loi aaroll donné une i^talion méritée, tll n'avoft vciula tâOier ta Tie; homme ravi trop tôt à ta inaOlle , à la iociiHé dioitie dont il «toit le lien; homme de qai la mort a lalMé dana mon exiitenee un de ces vides qae font les années et quVIIes ne réparent point.

Voyn, an reste, lor ce royage en Italie, rnTirtinmUDt CD téta do f'oyagt en Amérique, d-aprèi.

'. doîl-ce ramoar-prapte qui alofs ce plaisr vif dont je parle? QuuipQrtoit i vanité qne cea ofaacnrs et

Ce qui me lowiMit, c^éSait, èm ■»» fsK il croire, c'était d'avoir piuduil ■■ peu ds Moif d'avoir eooaaié qneiquca otwt attigès, iMr Ikit renaître an fead des catraUlea d'une win respéranee d'élever on fils chrétien, c^eit^^ unfib ioumis, respectoeux, attadié à sa psrents. Je ne sais ce que vaut mon ouvrage '; mal auroi»je goûté cette joie pure, si/ensae écrit ane tout le talent imaginable un livre qni auroit Mené les mœurs et bi religion?

Dites à notre petite société, mon cher soi, combien je faii^grette : cHeaun diamieiaeiprimable, parce qu'on sent que ces peraoDBesqd causent si naturellenient de matièie oommunepeo" vent traiter les plus hauts sq|els, et que cette simplicité des discours ne vient pas d'indigence, mais de dioix.

Je quittai Lyon le... à dnq heures du mstim Je ne vous ferai paa l'éloge de cette ville \ ses raines sont là; dka parieront à fai postérité : tandis que le courage, la loyauté et fai religion aerontcn honneur parmi les hommes, Lyon ne scfa pss oublié *.

Kos amis m'ont lUt promettre de leur éerire

• Le Oénie eu ChnÊtimtùtmt,

* fi m*eit IràsHioax de icCrouvcr, à vlngt-^iMln aat di distance , dans nn manoscrit Ineoona , fexpiaslun des laa* timenis <|iie Je profrsse pins que Jamab pour Ifs haMteoto de Lyon ; Il mVst encore plus dont devoir raço deiuMicmeat da 4» habitants les mêmes manfoesdVstteadoat ItonlNH Borèrenl U y a Mentôt on quart de siècle.

VOYAGE EN ITALIE

de la routa* J'ai mambé tmp vite et le temps m'a manqué po^ tenir parole. J'ai seulement bar* bouille au cnQron, sur un portefeuille, le petit Journal que je tous envoie. Vous pourries troo« ver dans le livre de postes les noms des pays tneannus que j'ai découverts, comme, par exemple, Font de Beauvolsin et Chambéry ; mais vous m*avez tant répété qu'il Mlolt des notes, et ton* joursdes notes, que nos amisne pourront se plaindre ai Je vous prends au mot.

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