BISON
Le bison porte basses ses cornes noires et courtes ; il a une longue barbe de crin ; un toupet pareil pend éehevelé entre ses deux cornes Jusque sur ses yeux. Son poitrail est large; sa croupe, effilée; sa queue, épaisse et courte: ses Jambes sont grosses et tournées en dehors; une bosse d'un poil roussâtre et long s'élève sur ses épaules comme la première bosse du dromadaire. Le reste de son corps est oouvert d'une laine noire que les Indiennes filent pour en fUre des sacs à blé et des couvertures. Cet animal a l'air féroce, et il est fort doux.
Il 7 a des variétés dans les bisons, ou, si l'oit veut, dans les bt^aloes, mot espagnol anglicisé. Les plus grands sont ceux que l'on rencontre entre le Missouri et le Mississlpi ; Us approchent de la taille d'un mojen éléphant. Ils tiennent
da Ikm par la crinière, du chaneiB par la booti de l'hippopotame ou du rhinocéros par laquas et la peau de l'arriàre^train, du taureau pu la cornes et par les Jambes.
Dans cette espèce, le nombre des feuielles lor* passe de beaucoup celui des mâles. Le taorcn fiilt sa cour à la génisse eo galopant ai rood autour d'elle. Immobile a« milieu du ccrde, elle mugit doucement Les Sauvages imitent dau leurs Jeux propitiatoires ce manège, qu'ils sgiiellent la danse du bison.
Le bison adea temps irréguliers de migntioD: on ne sait trop où il va; mais il parott qall remonte beaucoup au nord en été , puisqu'on h retrouve aux bords du lac de l'Esclave , et qa'oa l'a rencontré jusque dans les Iles de la mer Polaire. Peut-être aussi gagne-t-il les vallées des montagnes Rocheuses à l'ouest , et les plaines di Nouveau^Mexique au midi. Les bisons sont i nombreux dans les steppes verdoyants du Missouri, que quand ils émigrent leur troupe oiet quelquefois plusieurs Jours à défiler comme ime immmise armée : on entend leur marche à pkh sieurs milles de distance, et l'on sent trembler il terre.
Les Indiens tannent supérieurement la peas du bison avec l'écorce du bouleau : l'os de Upaule de la bête tuée leur sert de grattoir.
La viande du bison , coupée en tranches larges et minces , séchée au soleil ou à la famée, est très-savoureuse ; elle se conserve plusieorsas* nées, comme du Jambon : les bosses et les laogoes des vaches sont les parties les plus friandes à manger fraîches. La fiente du bison brAlée donne une braise ardente; elle est d'une grande ressource dans les savanes , où l'on manque de bois. Cet utile animal fournit à hi fols les allnoents et le feu du festin. Les Sioux trouvent dans sa dé* pouille la couche et le vêtement Le bisoo et b Sauvage, placés sur le même sol, sont le taoreso et l'homme dans l'état de nature : Ils ont fair de n'attendre tons les deux qu'un sillon, tnn pour devenir domestique, Pautre pour se civiliser.
FOuina.
La fouine américaine porte auprès de la messie un petit sac rempli d*une liqbeur roussétre: brsque la bête est poursuivie, elle liche cette eau en s'enfuyattt; l'odeur en est telle que les chasseurs et les cUens même abandoonent ia proie: elle s'attache aux vêtements et lait perdre la vue. Cette odeur est une sorte de musepM*
VOYAGE EN AMÉHIQUE.
trant qui doime des vertiges : les Sauvages pré* tendent qu'elle est souveraine pour les oiau^ de tête.
■BNABIM.
Les renards du Canada sont de l'espèce commune; ils ont seulement Textrémité du poil d'un noir lustré. On sait la manière dont ils prennent les oiseaux aquatiques : la Fontaine , le premier des naturalistes, ne Tapas oublié dans ses immortels tableaux.
Le renard canadien fait donc au bord d'un lac ou d'un fleuve mille sauts et gambades. Les oies et les canards, charmés qu'ils sont, s'approchent pour le mieux considérer. Il s'assied alors sur son derrière, et remue doucement la queue. Les oiseaux, de plus en plus satisfaits, abordent au rivage, s'avancent en dandinant vers le futé quadrupède , qui affecte autant de bôtise qu'ils en montrent Bientôt la sotte volatile s'enhardit au point de venir becqueter la queue du maitrepassif qui s'élance sur sa proie.