‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 98 sur 170 · L'amorce s'attache à l'un des jambages de ce · texte numérisé non relu

L'amorce s'attache à l'un des jambages de ce

chifTre; l'animal qui la veut saisir s'introduit

80US la planche, tire a soi l'appât, abat la trappe,

est écrasé. «

Les amorces diffèrent selon les animaia mquels elles sont destinées : au castor on préaettte un morceau de bois de tremble , au renard et aa loup up lambeau de ehair, au rat masqué dn noix et divers firuits secs.

On tend les trappes pour les loups à l'eotrée des passes, au débouché d'un fourré; poorla renards, au penchant des collines, à qnelqn distance des garennes ; pour le rat musqué, dam les taillis de frênes; pour les loutres, dans les fossés des prairies et dans les joncs des étangs.

On visite les trappes le matin : on part de la hutte deux heures avant le Jour.

Les chasseurs marchent sur la neige avec des raquettes : ces raquettes ont dix-huit pouces de long sur huit de large ; de forme ovale par deranf, elles se terminent en pointe par derrière; h courbe de l'ellipse est de bois de bouleau, plié et durci au feu. Les cordes transversales et lomgitudinales sont faites de lanières de cuir; elles ont six lignes en tous sens ; on les renforce avec des scions d'osier. La raquette est assajettiena pieds au moyen de trois bandelettes. Sans ces machines ingénieuses il serolt impossible de fiûre un pas l'hiver dans ces climats ; mais elles blessent et fatiguent d'abord, parce qu'elles obHsnt à tourner les genoux en dedans et à écarteriei Jambes.

Lorsqu'on procède à la visite et à la levée des pièges, dans les mois de novembre et de décenn bre, c'est ordinairement au milieu des tourbliloos de neige , de grêle et de vent : on voit a peine i un demi-pied devant soi. Les chasseurs roarcljwt en silence ; mais les chiens, qui sentent la proie, poussentdes hurlements. Il faut toute la sagacité du Sauvage pour retrouver les trappes ensevelies, avec les sentiers, sous les frimas.

A un jet de pierre des pièges, le chasseur s'a^ rête, afin d'attendre le lever du Jour; il ^ meure debout, immobile au milieu de la tefnpôte, le dos tourné au vent, les doigts enfonces dans la bouche : à chaque poil des peaux dont il est enveloppé se forme une aiguille de givre, «t la touffe de cheveux qui couronne sa tête dcuent un panache de glace.

A la première lueur du Jour, lorsqu'on ape^ çoit les trappes tombées , on court aux fins delà hôte. Un loup ou un renard, les reios à moitié cassés, montre aux chasseurs ses dents blancbes et sa gueule noire : les chiens font raison ofl blessé.

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On balaye la nouvelle neige, on relève la machine ; on y met une pâture fraîche , observant de dresser Tembùche sous le vent. Quelquefois les pièges sont détendus sans que le gibier y soit resté : cet accident est Teffet de la matoiserie des renards ; ils attaquent l'amorce en avançant la pâte par le côté de la planche, au lieu de s'enager sous la trappe; ils emportent sains et saufs la picorée*

Si la première levée des pièges a été bonne, les chasseurs retournent triompliants à la hutte; le bruit qulis font alors est incroyable : ils racontent les captures de la matinée ; ils invo* qnent les manitous; ils crient sans s'entendre; ils déraisonnent de Joie , et les chiens ne sont pas muets. De ce premier succès on tire les présages les plus heureux pour Favenir.

Lorsque les neiges ont cessé de toml)er, que le aoIeH brille sur leur surface durcie , la chasse du castor est proclamée. On bit d'abord au Grand- Castor une prière solennelle, et on lui présente ane offrande de petun. Chaque Indien s'arme d'une massue pour briser la glace, d'un filet pour envelopper la proie. Mais quelle que'soit la rigueur de l'hiver, certains petits étangs ne gè* lent jamais dans le Haut*Caoada : ce phénomène tient ou à l'abondance de quelques sources chaudes, ou à l'exposition particulière du sol.

Ces réservoirs d'eau non congélables sont souvent formés par les castors eux-mêmes , comme Je l'ai dit à l'article de l'iiistoire naturelle. Voici comment on détruit les paisibles créatures de Dieu:

On pratique , à la chaussée de l'étang où vivent les castors, un trou assez large pour que l'eau se perde et pour que la ville merveilleuse demeure à sec. Debout sur la chaussée , un assommoir à la main, les chiens derrière eux, les chasseurs sont attentifs : ils voient les habitations se découvrir à mesure que Teau baisse. Alarmé de cet écoulement rapide, le peuple amphibie. Jugeant, sans en connottre la cause, qu'une brèche s'est faite à la chaussée , s'occupe aussitôt à la fermer. Tous nagent à Tenvi : les uns s'avancent pour examiner la nature du dommage; les autres abordent au rivage pour chercher des matériaux ; d'autres se rendent aux maisons de campagne pour avertir les citoyeus. Les infortunés sont environnés de toute part : à la chaussée, la massue étend roidemort l'ouvrier qoi s'efforçoit de réparer l'avarie; l'habitant ré-

fugié dans sa maison champêtre n'est pas plus en sûreté : le chasseur lui jette une poudre qui Taveugie , et les dogues l'étranglent. Les cris des vainqueurs font retentir les bois, l'eau s'épuise, et l'on marche à l'assaut de la cité.

La manière de prendre les castors dans les viviers gelés est différente : des percées sont ménagées dans la glace; emprisonnés sous leur voûte de cristal , les castors s'empressent de venir respirer à ces ouvertures. Les chasseurs ont soin de recouvrir l'endroit brisé avec de la bourre de roseau; sans cette précaution , les castors décou vriroient l'embuscade que leur cache la moelle du Jonc répandue sur l'eau. Ils approchent donc du soupirail; le remole qu'ils font en nageant les trahit : le chasseur plonge son bras dans l'issue, saisit l'animal par une pâte , le Jette sur la glace, ou il est entouré d'un cercle d'assassins, dogues et hommes. Bientôt attaché à un arbre, un Sauvage Técorch^à moitié vivant , afin que son poil aille envelopper au delà des mers la tête d'un habitant de Londres ou de Paris.

L'expédition contre les castors terminée, on revient à la hutte des chasses, en chantant des hymnes au Grand-Castor, au bruit du tambour et du chichikoué.

L'écorchement se fait en commun. On plante des poteaux : deux chasseurs se placent à chaque poteau , qui porte deux castors suspendus par les jambes de derrière. Au commandement du chef, on ouvre le ventre des animaux tués, et on les dépouille. S'il se trouve une femelle parmi les victimes , la consternation est grande : non-seulement c'est un crime religieux de tuer les femelles du castor, mais c*est encore un délit politique, une cause de guerre entre les tribus. Cependant l'amour du gain, la passion des liqueurs fortes, le besoin d'armes à feu, l'ont emportésur la force de la superstition et sur le droit établi ; des femelles en grande quantité ont été traquées , ce qui produira tôt ou tard l'extinction de leur race.

La chasse finit par un repas composé de la chair des castors. Un orateur prononce l'éloge des défunts comme s'il n'avolt pas contribué à leur mort : il raconte tout ce que j'ai rapporté de leurs mœurs , il loue leur esprit et leur sagesse : « Vous n'entendrez plus, dit-il , la voix des chefs «qui vous commandoient et que vous avies « choisis entre tous les guerriers castors pour vous « donner des lois. Votre langage, que les Jontt gleurs savent parfaitement, ne seraplusparléau

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« fond du lac ; tous ne livrerez plus de batailles « aux loutres, vos cruels ennemis. Non , castors I « mais vos peaux serviront à acheter des armes, • nous porterons vos Jambons fumés à nos en- « fants, nous empêcherons nos chiens de briser « vos os, qui sont si durs. »

Tous les discoars, toutes les chansons des Indiens , prouvent quMis s'associent aux animaux , qu'ils leur prêtent un caractère et un langage, qu'ils les regardent comme des instituteurs, comme des êtres doués d*une âme intelligente. L'Écriture offre souvent l'instinct des animaux en exemple à Thomme.

La chasse de l'ours est la chasse la plus renommée chez les Sauvages. Elle commence par de longs Jeûnes , des purgations sacrées et des festins ; elle a lieu en hiver. Leschasseurs suivent des chemins affreux, le long des lacs, entre des montagnes dont les précipices sont cachés dans la neige. Dans les défilés dangereux, ils offrent le sacrifice réputé le plus puissant auprès du génie du désert : ils sus^ pendent un chien vivant aux branches d'un arbre , et l'y laissent mourir enragé. Des huttes élevées chaque soir à la hâte ne donnent qu'un mau* vais abri : on y est glacé d'un côté et brûlé de l'autre } pour se défendre contre la fumée, on n'a d'autre ressource que de se coucher sur le ven» tre, le visage enseveli dans des peaux. Les chiens affamés hurlent, passent et repassent sur le corps de leurs maîtres : lorsque ceux-ci croient aller prendre un chétif repas, le dogue, plus alerte, l'engloutit.

Après des fatigues inouïes , on arrive à des plaines couvertes de forêts de pins, retraite des ours. Les fatigues et les périls sont oubliés, Tactlon commence.

Les chasseurs se divisent et embrassent , en se plaçant à quelque distance les uns des autres, un frand espace circulaire. Rendus aux différents points du cercle ils marchent , à Theure fixée , •tir un rayon qui tend au centre, examinant avec •oin sur oe rayon les vieux arbres qui recèlent les ours : Tanimai se trahit par la marque que son haleine laisse dans la neige.

Aussitôt que Tlndien a découvert les traces qu'il cherche , fl appelle ses compagnons, grimpe sur le pin, et, à dix ou douze pieds de terre, trouve l'ouverture par laquelle le solitaire s'est •retiré dans sa cellule : si Tours est endormi , on lui fcnd la tète; deux autres chasseurs, montant

à leur tour sur Tarbre , aident le premier à retirer le mort de sa niche et à le précipiter.

Le guerrier explorateur et vainqueur k hâte alors de descendre : Il allume sa pfpe, la met dans la gueule de Tours, et soufflant dans le foof^ neau du calumet, remplit de fumée le gosier do quadrupède. Il adresse ensuite des parola t Tâme du trépassé ; il le prie de lui pardonner a mort , de ne point lui être contraire dans h chasses qu'il pourroit entreprendre. Aprte eette harangue , il coupe le filet de la langue de Tours, pour le brûler au village , afin de découvrir, pir la manière dont 11 pétillera dans la flamme, s Tesprit de Tours est ou n'est pas apaisé.

L'ours n'est pas toujours renfermé dans le tronc d'un pin ; il habite souvent une tanière dont il a bouché l'entrée. Cet ermite est quelqoeibissi replet , qu'il peut à peine marcher, quolqoll lit vécu une partie de l'hiver sans nourriture.

Les guerriers partis des diflférents points di cercle , et dirigés vers le centre, s'y rencontrent enfin, apportant, traînant ou chassant leur proie: on voit quelquefois arriver ainsi de Jeunes Sauvages qui poussent devanteux, avecunebagoette, un gros ours trottant pesamment sur la oeip. Quand lis sont las de ce jeu , ils enfoncent un eoateau dans le cœur du pauvre animal.

La chasse de Tours, comme toutes les autres chasses , finit par un repas sacré. L'usage est de faire rôtir un ours tout entier, et de le servir aux convives, assis en rond sur la neige, à l'abri des pins, dont les branches étagées sont aussi cou* vertes de neige. La tète de la victime, peinte de rouge et de bleu , est exposée an haut d'un poteau. Desorateurs lui adressent la parole ; ils prodiguent les louanges au mort, tandis qu'ils dévorent ses membres. « Comme tu montois au haut des ar- « bres î quelle force dans tes étreintes I quelle « constance dans tes entreprises ! quelle sobriété rt dans tes jeûnes I Guerrier à Tépaisse fourrure, « au printemps les jeunes ourses brôloient d'anonr « pour toi. Maintenant tu n'es plus ; mais ta dé- « pouille fait encore les délices de ceux qui ^ « possèdent. ^

On voit souvent assis pêle-mêle avec les Sauvages à ces festins , des dogues , des ours et dei loutres apprivoisés.

Les Indiens prennent , pendant cette chasse, des engagements qu'ils ont de la peine à remplît Ils jurent, par exemple, de ne point mang^ avant d'avoir porté la pâte du premier ours qu'ib

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tueront à War mère on à leur femme, et quelqu€(bis leur mère et letir femme sont à trois ou quatre eents milles de la ibrèt où ils ont assommé la béte. Dans ces das oti consulte le Jongleur, lequel, au moyen d'un présent, accommode Taffflire. Les imphidents Mseurë de Tœux en sont quittes pour brûler en l'honneur du Grand-LièTre la partie de ranimai qu'ils avoient dévouée à leurs parents.

La ehasse de Tours finit vers la fin de février, et c'est à cette époque que commence celle de l'o^ rignal. On trouve de grandes troupes de ces ant*. maox dans les Jeunes semis de sapins.

Pour les prendre , on enferme un terrain considérable dans deux triangles de grandeur inépie, et fbrmés de pieux hauts et serrés. Ces deox triangles se communiquetit par un de leurs flfif^les, à rissue duqtlel on tend des lacets. La base du plus grand triangle reste ouverte, et les goenierss^y rangent sur une seule ligne. Bientôt Ib s'avancent poussant de grands cris, frappant ^ une espèce de tambour. Les orignaux prennent la fuite dans l'enclos cerné par les pieux. Ib cherchent en vain un passage , arrivent au détroit fatal , et demeurent embarrassés dans les ffleb. Ceuxqui les franchissent se précipitent dans le petit triangle, où ils sont aisément percés de flèches.

La chasse d-U bison a Heu pendant l'été dans les savanes qui lx)rdent le Missouri ou ses affluents. Les Indiens , battant la plaine , poussent les troupeaux vers le courant d'eau. Quand Ils reAisent de ûiir, on embrase les herbes, et les bisons se trouvent resserrés entre IHncendie et le fleuve. Quelques milliers de ces pesants animaux , mugissant à la fois , traversant la flamme ou Tonde , tombant atteints par la balle ou percés par l'épieu , offrent un spectacle étonnant.

LesSauvflgesemploient encored'autres moyens d'attaque contre les bisons : tantôt ils se déguisent en loups, afin de les approcher; tantôt ils attirent les vaches , en imitant le mugissement du taureau. Aux derniers jours de l'automne, lorsque les rivières sont à peine gelées , deux ou trois tribus réunied diligent les troupeaux vers ces rivières. Un Sioux , revêtu de la peau d'un bison, franchit le fleuve sur la glace mince; les bisons trompés le suivent , le pont fragHe se rompt sans le lourd bétail , que l'on massacre au milieu lies débris flottants. Dans ces occasions les chasseurs emplirent la flèche : le coup muet de cette

arme n'épouvante point le gibier, et le trait est repris par l'archer quand l'animal est abattu. Le mousquet n'a pas cet avantage : il y a perte et bruit dans l'usage du plomb et de la poudre.

On a soin de prendre les bisons sous le vent, parce qu'ils flairent l'homme à une grande distance. Le taureau blessé revient sur le coup; il défend la génisse, et meurt souvent pour elle.

Les Sioux errant dans les savanes, sur la rive droite du Mississipi, depuis les sources de ce fleuve Jusqu'au Saut Saint- Antoine , élèvent des chevaux de race espagnole , avec lesquels lis lancent les bisons.

Ils ont quelquefois de singuliers compagnons dans cette chasse : ce sont les loups. Ceux-ci se mettent à la suite des Indiens afin de profiter de leurs restes, et dans la mêlée ils emportent les veaux égarés.

Souvent aussi ces loups chassent pour leur propre compte. Trois d'entre eux amusent une vache par leurs folâtreries : tandis que, naïvement attentive, elle regarde lesjeux de ces traîtres, un loup tapi dans l'herbe la saisit aux mamelles; elle tourne la tête pour s'en débarrasser, et les trois complices du brigand lui sautent à la gorge.

Sur le théâtre de cette chasse s'exécute, quelques mois après, une chasse non moins cruelle, mais plus paisible, celle des colombes : on les prend la nuit au flambeau , sur les arbres Isolés où elles se reposent pendant leur migration du nord au midi.

Le retour des guerriers au ^printemps, quand la chasse a été bonne , est une grande fête. On revient chercher les canots , on les radoube avec de la graisse d'ours et de leTrésine de tér^lnthe : les pelleteries, les viandes fumées, les bagages sont embai*qués , et Ton s'abandonne au cours des rivières, dont les rapides et les cataractes ont disparu sous la crue des eaux.

En approchant des villages , un Indien , mis à terre, court avertir la nation. Les femmes, les en«> fants, les vieiliards ^ les guerriers restés aux cabanes se rendent au fleuve. Ils saluent la flotte par un cri , auquel la flotte répond par un autre cri. Les pirogues rompent leur file, se rangent bord à bord et présentent la proue. Les chasseurs sautent sur la rive, et rentrent aux villages dans l'ordre observé au départ. Chaque Indien chante sa propre louange : « Il flaut être homme pour « attaquer les ours comme Je l'ai fait; II* faut être R homme pour apporter de telles fburrurei et des

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• \ Wr«s en si grande abondance. > Les tribus applnudissent. Les femmes suivent portant le produit de la chasse.

On partage les peaux et les viandes sur la place publique; on allume le feu du retour; on y jette les lllets de langues d*ours : s'ils sont diamus et pétillent bien, c'est Taugure le plus &vorable ; s'ils sont secs et brûlent sans bruit, la nation est menacée de quelque malheur.

Après la danse du cahim^ , on sert le dernier ivpasde la chasse : il consiste en un ours amené \ i\TOt de la forêt : on le met cuire tout entier avec la prau et les entrailles dans une énorme chaudière. Il ne fout nen laisser de ranimai , ne point briser 9» os, coutume Judaïque; il faut boir« jttsqu à la dernière gouUe de Teau dans laquelle il a bouilli : le Sauvage dont Testomac repousse raliment appelle à son secours ses compacnons. Ce tt^ dure huit ou dix heures : les fc:sito\'ants en sortent dans un état affreux ; quelques-uns payent de leur vie rhorrible plaisir que la superstition impose. Un sachem clôt la céré-

MHHiie:

<. Guerriers , le Grand-Lièvre a regardé nos flè-

• ch(« ; vous avez montré la sagesse du castor, la « prudence de Tours, la force du bison, la vi- « n*>se de Torignal. Retirez- vous , et passez la

• lune de feu à la pèche et aux Jeux. ^ Ce discours «i«k termine par un oàh! cri religieux trois fois réi)été.

Les bétes qui fournissent la pelleterie aux Sauvages sont : le blaireau, le renard gris, jaune et rouge , le pécan , le gopher, le racoon , le lièvre gris et blanc , le castor, Thermine , la martre , le rat musqué, le chat tigre ou cari^ajou, la loutre, le loup-œrvier, la bête puante , Técureuil noir, gris et rayé. Tours, et le loup de plusieurs espèces.

Les peaux à tanner se tirent de Torignal , dé Télan , de la brebis de montagne , du chevreuil , du daim , du cerf et du bison.

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