‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 5)Chapitre 200 sur 283 · L'HISTOIRE DES DUCS DE BOURGOGKE · texte numérisé non relu

L'HISTOIRE DES DUCS DE BOURGOGKE

DE H. DEIBARANTE.

Béoembfe ISH

L'histoire de France est aujourd'hui Toljet de tous les travaux littéraires. Nous avons der* nièrement encore parié de la CoUeetitm des Mi' maires rekUtfs à VHùioire de France, depms Vorigine de la mimarehie fmnçoùeJMsqu^ef^ treizième siècle j siècle où conamence lacoUe^ tlon de M. Petitot L'infiitigable président Cousin avoit entrepris ponr les historiens de Fempiiv d'Occident ce qu'il avoit fait pour les prindpaax

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anteiin de Thistoire Byzantine. Sa traduction (dont les deux premiers volnmes imprimés- contiennent Eginhard, Tliégan l'astronome, Nitard, Lnitprand, Witikind, et les Annales de Sain^ Berlin) étoità pea près oiHnplète : ses manuscrits existent ; ils pourroient être d'un grand secours et épargner beaucoup de travail à M. Guizot Les grandes Chroniques de SalnM)enys, publiées soccesslvement dans le Recueil de Dom Bouquet, ne sont aussi, pour les premiers siècles de la monarchie, que des traductions des auteurs latins antérieurs à l'établissement de ces Chroniques.

D'un autre cAté, M. Buchon a commencé une CoUectian des Chroniques écrites en langue vulgaire du treizième au seizième siècle; ouyrage différent de celui de M. Petitot, qui ne publie que les Mémoires. U a débuté par une édition de Froissard , aidé dans ses propres re-v cherches par les recherches de M. Dacier : c'est de tout point un important et consciencieux travail.

Enfin, la grande collection de dom Bouquet se continue : on remarque pourtant avec peine qu'elle a marché moins rapidement depuis la restauration que sous Buonaparte. Quelques savants bénédictins, pendant l'usurpation, neparoissoient survivre à leur société et à la monarchie que pour rendre les derniers honneurs à l'une, en achevant d'exhumer l'autre. Quand ces hommes de Clovis et de Charlemagne, que les siècles passés semblent avoir oubliés sur la terre, auront rejoint leurs générations contemporaines, qui parlera la double langue du traité de Strasbourg?

Il nous arrive ce qui est arrivé à tous les peuples : nous nous portons avec un sentiment de regret et de curiosité religieuse à l'étude de nos institutions primitives, parla raison même qu'elles n'existent plus. Il y a dans les ruines quelque chose qui charme notre foiblesse , et désarme , en la satisfaisant, la malignité du cœur humain. Aiyourd'hui nous connoissons mieux qu'autrefois la vieille monarchie : lorsqu'elle étoit del)out, notre œil embrassoit mal ses vastes dimensions; les grands hommes et les grands empires sont comme les colosses de l'Egypte , on ne les mesure bien que lorsqu'ils sont tombés.

Parmi les ouvrages historiques du moment, il faut surtout distinguer celui de M. de Barante.

Rien d'abord de plus heureusement choisi que le sujet.

Toute histoire qui embrasse un trop grand

espace de temps manque d'unité et épuise les forces de l'historien. L* Histoire des dues de Bour^ gogne de la maison de Valois n'a pas ce défaut capital : elle est resserrée tout entière entre deux batailles célèbres, la bataille de Poitiers, où combattit et fût blessé, auprès du roi son père, Philippe le Hardi , premier duc de Bourgogne de la maison de Valois ; et la bataille de Nancy , où fût tué Charles le Téméraire, dernier duc de cette race. A la fois biographie et histoire générale, elle auroit pu être écrite par Plutarque et par Tacite. Elle commence et elle finit comme un poème épique, s'égarant, sans se perdre, dans une multitude d'aventures qui tiennent du mer<^ veilleux. Elle embrasse nos guerres civiles et étrangères depuis le roi Jean Jusqu'à Louis XI; elle amène tour à tour sur la scène Charles V et du Guesdin , Edouard III et le Prince Noir, Charles YI et Isabeau de Bavière, Henri V et ses frères , Charles VII , Agnès Sorel , la Pncelle d'Orléans, Richemont, Talbot, la Hire, Xaintrailles et Dunois ; elle passe à travers les ravages des Compagnies et les horreurs de la Jacquerie, à travers les insurrections populaires, les massacres et les assassinats produits par les rivalités des maisons de Bourgogne et d'Orléans. Et tout à coup cette terrible histoire de quelques cadets de la Maison de France vient expirer aux pieds de ce personnage unique dans nos annales , de ce Louis XI, qui faisoit décapiter le connétable et emprisonner les pies et les geais instruits à dire, par les bourgeois de Paris : « Larron y va dehors; vo, Perrette « , » tyran Justicier, méprisé et aimé du peuple pour ses mœurs basses et sa haine des nobles ; opérant de grandes choses avec de petites gens; transformant ses valets en hérauts d'armes, ses barbiers en ministres, le grand-prévôt en compère y et deux bourreaux, dont l'un étoit gai et l'autre triste, en compa^ gnons; regagnant par son esprit ce qu'il perdoit par son caractère; réparant comme roi les fautes qui loi échappoient comme homme; brave chevalier à vingt ans, et pusillanime vieillard; mourant entouré de gibets, de cages de fer, de chausse-trappes, de broches, de chaînes appelées fe^^/^/^e^ du roi y d*ermites, d'empiriques, d'astrologues, après avoir créé l'administration françoise , rendu permanents les ofiQces de Ju-

' Moqaerie de la sortie de Louis XI de Paris, et du traité de Péroone. Voilà comme nous aurions été pour Jes ministni s*ils étoient parvenus à nous 6ler la liberté do la prose; nous aorioDs ea la ressource des perroquets.

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dicatore , agrandi le rayaame par aa politique et ses armeSf et vu descendre au tombeau ses rivaux et ses ennemis , Edouard d'Angleterre , Ga- Jéas de Milan , Jean d'Aragon ^ le duc de Bourgogne, et Jusqu'à la Jeune héritière de ce duc : tant il y avoit quelque chose de fatal attaché à la personne d'un prince qui , par geniiUe indus^ iriêf dit Brantôme , empoisonna son i^ère ^ le due de Guyenne, lorsqu'il y pensait le mmnê , priant la Vierge, sa banne dame, sa petite maitresse, ^a grande amie y de loi obtenir son pardon !

Quand Charles le Téméraire et Louis XI disparoissent, TEutope féodale tombe avec eux : .Gonatantinople est pris; les lettres renaissent dans l'Occident; l'imprimerie est inventée, l'Amérique , découverte ; la grandeur de la Maison d'Autriche commence par le mariage de ThéritièreduducdeBourgogneavecMaximilien; Léon X, François r% Charles-Quint, sont à peu de distance; Luther, avec la réformation religieuse et politique , est à porte ; et l'histoire des ducs de la Bourgogne , en finissant , vous laisse au bord d'un nouvel univers.

Par un égal bonheur, les sources d'où découle l'histoire desducs de Bourgogne sont abondantes. Nous avons, pour les dnq règnes compris entre mort de Philippe de Valois et Tavénement de Charles Vlil à la couronne , à peu près cent quatre-vingts manuscrits et cent quarante-trois mémoires et chroniques imprimés. Il faut iQouter à cela la collection des auteurs bourguignons et celle des auteurs auglois depuis Edouard III Jusqu'à Edouard V, sans parler des documents du Trésor des Chartres et des Actes de Rymer. Au commencement et à la fin de ces histoires, on trouve Froissard et Philippe de Comines , TUérodote et le Thucydide de nos âges gothiques.

Les vignettes des manuscrits donnent l'idée la plus nette des usages du temps. On y voit des batailles, des cérémonies publiques, des prestations de foi et hommage , des intérieurs de maison et de palais, des vaisseaux, des chevaux, des armures , des vêtements de toutes les formes et de toutes les classes de la société.

M. de Barante s'est servi de ces matériaux en architecte habile. Il a ramené le goût pur de Thistoice et la implicite de la bonne école. Point de déclamations, point de prétentions à la sentence ; rien de plus attachant et à la fois de plus grave que son récit. Il peint les mœurs sans avertir qu'il les peint ou qu'il va les peindre.

Lorsqu'on a vu naître pttmi nous l'histoire prétendue philosophique, les auteurs nous odI dit : « Jusqu'à présent on n'a fisit que l'histoire • des rois, nous allons tracer odie des peuples. « Nous nous attadierons surtout à ftire coddoI* « tre les mœurs , etc. »

Et puis ils ont cru s'élever an-dessus de leon devanciers, en terminant leurs périodes par quelques lieux communs contre les crimes et les xjrans , et en nous disant à la fin de chaque règne comment en ce temps-là les habits étoient faits, quelle étoit la colfftire des femmes et la chaossore des hommes , comment on alloit à la ehasie, ce que l'on servoit dans les repas , etc.

Les mœurs et les usages ne se mettent point à part dans le coin dîune histoire , comme on exposa des robes et des ornements dans un vestiaire, ou de vieilles armures dans les cabinets des enrieux ; ils doivent se montrer avec les personnages , et donner la couleur du siècle au tableau. Hérodote nous apprend les détails de la vie privée des peuples de sa patrie , digne aujourd'hui de son antique gloire, lorsqu'il nous représente les trois cents Spartiates, avant le combat des Thermopyles, se livrant aux exercices gymniques et peignant leurs cheveux, ou les Grecs assistant aux jeux olympiques après le même combat, et recevant, pour prix de la course, une couronne de cet olivier que Ton appeloitTolivier aux belles couronnes : IXaCa KaXXiaréf avo(.

Nous connoissons toute la vie d'un vieux Bo* main , lorsque les députes du sénat , allant annoncer la dictature à Gincinnatus, le trouvent dans son champ de quatre arpents, oondoisaat la charrue ou creusant un fossé. lis le saluent, offrent aux dieux des vœux pour sa prospérité et pour celle de la république, et le prient de prendre sa toge pour entendre ce que lui demande le sénat. Oncinnatus, étonné, s*enquiert s'il est arrivé quelque malheur, essuie la poussière et la sueur^e son front, et envoie sa femme Radlia chercher sa toge dans sa cabane : Tagam propen e tugurio pr^erre uxarem Raciliamjnbel, dit Tite-Uve.

Nous revoyons dans Tacite les dietateors, mais les dictateurs perpétuels. Ils n'habitent pitf le tuguriumy mais le palatium; et, quand ils descendent jusqu'à la viUa , c'est pour s'y livrer à la débauche , ou pour y méditer des forfaits. Le sénat ne leur donne plus le pouvoir saprétne pour prix de leurs vertus, mais pour réoampcn^

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de leurs crimes*: Ctuuia scelerum sttorum prth eyregiis aceipi indeL

Avec DOS yieax chroniquears on voit tout, OD est présent à tout : Froissard nous fait assister anx festins d'Édooard III , aux combats de ses guerriers. La veille de l'affaire du pont de Lussac, où le fameux Jean Chandos fut tué, il s etoit arrêté sur le chemin, dans une hôtellerie :

• Il estoit, dit Froissigrd, dans une grande cui- « sine près du foyer, et se chauffoit de feu de « paille que son hérault lui faisoit , et causoit fa-

• milièrement à ses gens , et ses gens à lui, qui

• volontiers Teussent osté a sa mélancolie. » Le lendemain Chandos partit, et rencontra les François , conduits par messire Louis de Saint-Julien , et Kerlouet le Breton : « Les Anglois se placé-

• rent sur un tertre , peut-estre trois bouviers « de terre en sus du pont. > On voit que Froissard compte à la mauière d*Uomère. Le bouvier est l'espace que deux bœufs peuvent labourer en un jour. Chandos parle ensuite comme les héros de f Iliade f il raille les ennemis : « Entre nous ,

François, s*écrie-t-il, vous estes trop malement bonnes gens d'armes ; vous chevauchez partout à teste armée; il semble que le pays soit tout vostre , et pardieu non est N II fut tué , en combattant À pied, parce qu'il s'embarrassa « d^ns un grand vestement qui lui battoit Jusqu'à terre,

armoyé de son armoirie d'un blanc satin

Si commencèrent les Anglois à regretter et à doulorer moult, en disant : « Gentil chevalier, fleur de tout honneur 1 messire Jean Chandos I à mal fut le glaive forgé dont vous estes navré et mis en péril de mort! » De ses amis et amies fut plaint et regretté monseigneur Jean Chandos; et le roi de France et les seigneurs de France l'eurent tantost pleuré. »

Cet art de nous transporter au milieu des objets se fait remarquer ches nos vieux écrivains jusque dans la satire historique. Thomas Arthus nous représente Henri III couché dans un lit large et spacieux, se plaignant qu'on le réveille trop tiVt à midi , ayant un linge et un masque sur le visage, des gants dans les mains , prenant un bouillon et se replongeant dans son lit. Dans une chambre voisine, Gaylus , Saint-Mesgrin et Ifaugiron se font friser, et achèvent la toilette la plus correcte : on leur arrache le poil des sourcils , on leur met des dents, on leur peint le vinge , on passe un temps énorme à les habiller et à les parfumer» Ils partent pour se rendre dans la

chunbre de Henri III , « branlant tellement le • corps, la teste et les Jambes , que Je creyois à « tout propos qu'ils dussent tomber de leur « long....Ilstrottvoientcette façon«làde marcher « plus belle que pas une autre. »

M. de Barante s*est pénétré de cette importante idée , quil (hut faire passer les usages et les mœurs dans la narratiob. Il décrit les batailles avec fèu t on y assiste. Il faut lire dans le livre second la fameuse aventure du connétable de Clisson et du duc de Bretagne. Y a-t-il rien de plus animé que la peinture de ce qui advint apr^ la signature du traité entre le Dauphin et Jean sans Peur, au moins de juillet 1419? « La paix des princes , dit l'historien , leur avoit causé (aux Parisiens) une grande joie; cependant ils ne voyoient pas qu'on s'occupât beaucoup à &ire cesser les désordres.,.. Mais les esprits fu* rent encore bien plus tristement émus lorsque le 29 juillet, vers le milieu de la Journée , on vit arriver à la porte Saint-Denys une troupe de pauvres fugitifs en désordre, et troublés d*épouvante. Les uns étoient blessés et sanglants ; les autres tomboient de faim, de soif et de fatigue. On les arrêta à la porte, leur demandant qui ils étoient , et d'où venoit leur désespoir : Nous sommes de Pontoise , réponddent-ils en pleurant; les Anglois ont pris la ville ce matin; ils ont tué ou blessé tout ce qui s'est trouvé devant eux. Bienheureux qui a pu se sauver de leurs mains! jamais les Sarrasins n'ont été si cruels aux chrétiens qu'ils le sont. — Pendant qu'ils parloient, arrivoient à chaque instant, vers la porte Saint-Denys et la porte Saint-Lazare , des malheureux à demi nus , de pauvres femmes portant leurs enfants sur les bras et dans ime hotte, les unes sans chaperon, les autres avec un corset à demi attaché; des prêtres en surplis et latêtedécouverte. Tous se lamentoient : 0 mon Dieu! disoient-ils, préservez-nous du désespoir par votre miséricorde; ce matin nous étions encore dans nos maisons , heureux et tranquilles ; à midi , nous voilà, comme gensexilés, cherchant notre pain. — Les uns s'évanouissoient de fatigue ; les autres s'asseyoient par terre, ne sachant que devenir; puis ils parloient de ceux qu'ils avoient laissés derrière eux. »

Voilà la vraie manière de l'histoire : c'est excellent.

V Histoire des ducs de Bourgogne est écrite

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sans esprit de parti , mais non pas avec cette impartialité contraire au génie de l'iiistoire, qui reste indifférente au vice et à la vertu. On a oublié dans l'école moderne que i'iiistoire est un tableau, et que si le Jagement le compose, c'est l'imagination qui le colore. La véritable iropar» tialité historique consiste à rapporter les événements avec une scrupuleuse exactitude, à respecter la chronologie, à ne pas dénaturer les faits, à ne pas donner à un personnage ce qui appartient à l'autre : le reste est laissé au sentiment libre de l'historien.

C'est ainsi que M. de Barante écrit nécessairement dans les idées qui dominent son système politique. Quand il expose les crimes des classes secondaires de la société avec aatant de sincérité que d'horreur, on sent qu'il y trouve une sorte d'excuse dans l'oppression des peuples et descômmunes ; quand il raconte les vertus des chevaliers, on entrevoit qu'il seroit plus satisfait si ces vertus appartenoient à une autre race d'hommes; mais cela n'ôte rien à Tintégrité de son Jugement, ni à la fidélité de son pinceau. Chaque historien a son affection : Xénophon , Athénien , est Spartiate dans son histoire; Tite-Live est pompéien et républicain sous Auguste; Tacite, n'ayant plus que des tyrans à maudire, se compose des modèles de vertus dans quelques hommes privilégiés OQ dans les Sauvagesde la Germanie. En Angleterre , tous les auteurs sont whigs ou torys. Bessuet, parmi nous, dédaigne de prendre des renseignements sur la terre ; c'est dans le ciel qu'il va chercher ses chartes. Que lui bit cet emphre du monde, présent de nulpriXj comme il le dit lui-même ? S'il est partial , c'est pour le monde étemel : en écrivant l'histoire au pied de la Croix , il écrase les peuples sous le signe de notre salut , comme il asservit les événements à la domination de son génie.

M. de Barante a déjà publié quatre volumes de son histoire , qui font vivement désirer le reste. Il poursuit son ouvrage avec cette patience laborieuse sans laquelle le talent ne Jette que des lueurs passagères, et ne laisse que des travaux incomplets. L'histoire est la retraite aussi noble que naturelle de l'homme de talent qui est sorti des affaires publiques. Là encore il y a des Justices à faire. Nous savons bien que ces Justices n'effrayent guère dans ce siècle ceux qui se sont accoutumés au mépris public; il y a des hommes qui ne font pas plus de cas de leur mémoire que

de leur cadavre ; peu Importe qu'on la foule aux pieds, ils ne le sentiront pas : mais ce n'étoit pas pour punir les morts , c'étdt pour épouvanter les vivants, que l'on trainolt autrefois sur la daie les corps de certains criminels.

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