SENE PREMIERE
NADAB, seni.
(Il regarde quelque ternies autour de lui , comme poUr técontioftre les Heut oÉ 11 se trouve.)
A la porte du camp , sous ces palmiets antiques Où des vieillards hébreut les sentences publiques Des diverses tribus terminent les débats , Par quel nouveau sentier ai-je égaré mes pas? (Après un moment de sitence , en s^avançant sur la scène.)
Silencieux abris , profonde solitude , Ne pouvez-TOUS calmer ma noire inquiétude? Soulève enfin, Nadab, ton œil appesanti; Vois les fils de Jacob au pied du Sinaî, Le désert éclatant de miracles sans nombre, La colonne à la fois et lumineuse et sombre , L'eau sortant du rocher, des signes dans les airs. Dieu prêt à nous parler du milieu des éclairs : Prétends-tUfSourdaùbruitdelafoudre qui gronde, Coupable tiU d*Aaron, changer le sort du monde? Mais que te fait , Nadab , le Seigneur et sa loi ? Le monde et les Hébreux ne sont plus rien pour toi.
(H s'approche du cercueil de Joseph.) Ma main aux bords du Nil déroba cette cendre; Je pouvois sans rougir alors m*en fiiire mtendre. 0 Joseph , fils atmé , qui dors dans ce tombeau , A réponse du roi toi qui parus si beau , [santé , Rends iuon coeur moins ardent où ma voix plus puis -
Ou donne-moi ton charme ou ta robe innocente! De Joseph retrouvé je n'ai point la grandeur, Mais de Joseph perdu j*ai Tâge et le nmlheur.