SCÈNE VIL
CALEB, CHCEUB bk ki vîtes.
UN LBVITB.
Quel reproche insensé! quelle voix ) Ce pro£aDê Ne craint plus d*annoncer ses projets pour Aizaoe.
CALBB.
Josué m'avoit dit que notre auguste chef Devoit attendre Aaron au tombeau de Joseph; Je venois avec vous lui porter nos épées, Au sang de l'ennemi plus d'une fois trempées : Mais déjà dans le camp il aura pénétré.
LE MÂMB LBVITB.
Au négligent pasteur l'aigle enfin s'est montré.
CALBB.
Adultère Israël , dans ton brutal caprice, Tu désertes d'Abel l'innocent sacrifice, Et, cessant d'immoler la colombe et l'agneau, Du meurtrier Caïn tu rejoins le troupeau i Vous, par qui l'Esprit saint s'explique et prophétise, Prêtres sacrés, avant d'aller troum Moïse, Que l'ange du Seigneur, dans ce ciel de sapliirs, Porte jusqu'au Très-Haut nos chauts et nos soupirs- La lune est au milieu de sa belle carrière, Et c'est l'heure où des nuits nous offrons la pnere.
GAIBB.
Dieu , dont la majesté m'accable, Pure essence, divine ardeur. Qui peut comprendre la grandeur De ton nom incommunicable ?
Je me retire è ta Itimîère ,
Au tafoema\cte de ta loi :
Des nuits où nous veillons pour toi ,
C^est peut-être îd la denrîèn?.
MOÏSS^ AGTE IV) 6GËNE L
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Si nous tombons dans les tempêtes Qu*exciteïit de noirs assaillants, Noas dormirons près des vaillants , Un glaire placé souè nos tété^.
Mais que plutôt par toi nos bras soient affermis ,
Et de tes saints dissipe les alarmes ; Par la bride et le mors dompte tes ennemis !
LES LBYITBS , tirant iettrs épées qu'ils élèvent vers ie rki enflêchissant k genou.
Bénis nos airmes!
CHCEUR DIS LÉVITES.
CtLhJXt IlOCTUHRB*
Les efetit raéonten^ la gloik^ Du souverain Créatenr; La nuit garde la mémoire Du sublime Ordonnateur Qui fit camper sons ses voiles Cette milice d*étoiles Dont les bataillons divers, Dans leur cburse mesurée, Traversent de Tempirée Les magnifiques déserts.
rw LÉVITE.
Le soleil , élevant sa tête radieuse , Ferme de ce grand chœur la marche harmonieuse; Ainsi, de Tautel d*or franchissant le degré , Uo pontife éclatant et consomme et termine
Une pompe divine Dans on temple superbe au Seigneur consacré.
L£ t»LUS JEUNE DES LÉVITES.
Image de la mort du juste , Douce nuit , où du ciel éclate la beauté, Se peut-il que TimpTe en son iniquité ,
Profane ton silence auguste .'
(Oneoteod la masique da camp.) UN LÉVITE.
Ah! quels horribles sons s*échappent de ce lieul
Oh ! de Fenfer détestable puissance 1 Dans ce camp perverti c'est Baal qu'on encense; Ici nous prions le vrai Dieu!
(Moment de sUence, pendant lequel on entend one seconde fois la musique du camp.)
UN AUTfiE LÉVITE.
Méchants , votre hymne criminelle De ^ nuit des enfers ranime tous les feux : Vous invoquez Satan ; qu'il exauce vos vœux !
Tombez dans la nuit éternelle!
(Noaveaa tUenee et musique du camp.) UN TROrSlÈME LÉVITE.
Ah! retournez plutôt à vos devoirs , Esclaves malheureux des femmes étrangères!