SCÈNE V
AÂRON, JNADAB, ÀBZANE.
▲BZANBfà A^ab.
Ma présence est ici sans doute inattendue; Mais pardonnez, Nadab, si la fille des rois l)emande à vous parler pour la dernière fois. On dit que dans ces lieux , écoutant votre père, Recevant ses conseils , cédant à sa colère. Vous allez par ma mort noblement consentir Au pardon qu'on promet à votre repentir. Voilà ce que Dathan s'est hâté de m'apprendre. A des reproches vains je ne sais point descendre; Je dédaigne la vie , et je viens seulement Entendre mon arrêt, subir mon jugement
NADAB
Arzane !
AABOIV.
Quelle femme insolente et rebelle Ose mêler sa voix à la voix paternelle? Du sang et du devoir respecte le lien , Mon fils.
ABZANB.
Nadab f aussi ne me devez- vous rien?
Moi , des rois d'AJUalee et k veave et la fille, Je vous livrois mes dieux, nM)n peuple et ma famille, Falloit-il , puisqu'enfin vous voulies m'immoler, Par des aveux trompeurs chercher à me troubler, A ternir sur mon front l'éclat du diadème ?
NADAB
Soup<^onner mon amour! j'en appelle à vous-même : Que diriez-vous , Arzane , en cet af&eux momeat, Si je vous accusois de me tromper ?
ABZANB , surprise et troublée.
Comment!
Qui? moi?
AABON, à Nadab.
N'en doute pas , c'est le ciel qui t'inspire. A perdre les Hébreux cette étrangère aspire. Sans partager ta flamme. Altier, dur et moqaenr, Son regard a trahi le secret de son cœur. Elle te hait , Nadab, comme elle hait ta race. Aussitôt qu'à tes yeux elle aura trouvé grice. Tu la verras, quittant un langage suspect, Redevenir pour toi la veuve d*Amalec.
Tes fils , dignes enfants de cette digne mère , Sortiront de son sein en maudissant leur père ; Et peut-être , effaçant le crime de Caîn , Ils lèveront sur toi leur parricide matp,
ABZANB, à par^« Ne laissons pas la haine altérer nnon visage.
(Haut.) Le ciel lit mieux au fond de oe cœur qu'on outrage.
NABAB
Aaron auroit-il dit la triste vérité?
ABBANB.
Que son reproche , hélas! n*étoit4l mérité! Je m'égare...
NADAB
Achevez!
ABBANB.
Un dieu qui m'humilie Me force à révéler ma honte et ma folie. Cruel , quand , sans remords , tu manques à ta foi.*
AABON, VinierrompaM, Nadab , crains des aveux qui ne trompent que toi.
ABZANB.
Jusqu'au fond du tombeau l»énissant ta mémoire...
AABON, rinterrompanl.
Regarde-la, mon fils , pour cesser de la croire.
ABZANB.
Je ne regretterai , dans le sombre séjour, Que de ne pouvoir plus t'exprimer mon amour.
NADAB
Aveux délicieux 1 douce et divine flamme. Qui pénètre et descend dans le fond de mon iwtl Qu'est-ce que l'univers au prix d'un tel bonheur? Et qu'importent Moïse et toute sa grandeur, Et les desseins du ciel et le sort de la terre? Nadab, sûr d'être aimé\ redevient téméraire.
moïse, acte
▲iEON.
Quel blasphème est sorti de ta boudie , 6 Nadab !
(ArxAoe a'inelloe aax plidi d'iaioD; Aiioa le lepoum.) Fuis, exéerable enfant de Loth et de Moab , Et reçois, pour présent de Thymen qui s*appréte t La malédietioo dont je frappe ta tête.
(Anane se relëre.) RADÀB , égaré tout te reste de ta scène. (Anaoe le prend par la malo.) Femme, as-tu disparu ? Ta main brûle ma main.
ABZAN£.
Des tentes d'Israël c^est ici le chemin.
AABON.
N*engage pas mon fils dans le sentier du crime.
NADAB
Arzane : suis mes pas.... Évite cet abtme. J'entends gronder la foudre, et la terre a tremblé.
▲AlOlf.
Malheureux, par Tenfér ton esprit est troublé.
IIADAB.
Sileqcel... c'est sa yoïx ; c'est la voix de Moïse.
▲AHON.
Il te montre la terre à tes aïeux promise.
Il £ut rouler du Nil les flots ensanglantés ; L*angç pâle des morts se tient à ses cAtés ; Le feu du ciel descend sur ma tête profian e.
▲▲AON.
Demeure avec Aaron.
NADAB
U a maudit Ariane 1