IIOISE, ACTE IV, SCÈNE V
Qui réchauffe mon ettur, qui réjouit mes yeux ? Si Nadab à ton joug ^ Seigneur, est indocile, Tout homme est ton ouTrage, et tout homme est fra* Dans ta miséricorde attends le criminel. [ gile ; O Dieu ! sois patient 1 n*es-tu pas éternel?
Malheur à moi ! d' Aaron je vois couler les larmes I II faut de Tétrangère oublier tous les charmes. Mon père , entre tes bras recueille ton enfant : Sur ton paisible sein presse mon sein brûlant; Que j'y trouve un asile, et que dans la tempête Tes bénédictions reposent sur ma tête 1
AARON
Honneur de mes vieux ans , couronne de mes jours , Donne à ton repentir un large et libre cours ; Laisse à ton père Aaron achever la victoire, ^adab , tu t'attendris ; tes pleurs feront ma gloire. Prie avec moi le Dieu que tu voulois quitter :
(H prie.) a Dieu clément, contre nous cesse de t'irriter, « Reçois dans ton bercail la brebis égarée , « Par des loups ravissants à moitié déchirée. » As-tu prié, mon fils? es-tu calmé? seiis*tu Cette tranquillité que nous rend la vertu? Moïse nous attend prosterné sur la pierre ; Vieqs avec le prophète achever ta prière ; Gravissons du Sina le roc silencieux , ^t pour trouver la paix rapprochons-nous des oieux.
(Il entmCiw Nadib , et tout à coup U aperçoit Anane.) Quel fantôme envieux épouvante ma vue !