SCÈNE IIL
moïse, NADAB, ARZANE, DATHAN , NËBÉE; SOLDATS, peuple, etc.
ABZANE.
Jacob! je reconnnoîs ton malfaisant génie.
su
moïse, acte V, SCÈNE IV.
MOÏSE , toi^jours 9ur les rochers.
De mon front sillonné dernière îgnominiel Yeillé-je , ou n'est-ce pas l'idolâtre braél Qui d'un monstre da Nil environne Tautel ? O Tables de la loi , du ciel présent insigne , De vos commandements ce peuple n'est plus digne! Tombez , et brises-vous !
(U.bilM 1« Tabtoa de la loi , desotQd des rochers t et marohe
àraulel.)
Disparois à mes yeux, Disparois à jamais, simulacre odieux.
(Il renverse Tautel el lldole»)
Vous qu'un ange toujours protège de son aile, Lévites , accourez : Moïse vous appelle* Et toi , noble Marie, amène dans ce lieu Ton foible bataillon , si puissant devant Dieu.
(Les lévites et les jeunes Israélites entrant de toos côtés sur lasetoe, se rangent autour de Moïse.)
VADkBj tirant son épée.
Soldtits ! livrerez- vous mon épouse à ces traîtres ?
Défendez votre roi contre la main des prêtres.
KOÎSX.
Que tout fidèle Hébreu , par,son zèle emporté , D'un repentir soudain passe de mon côté. (Le peuple fait un mouvement.) NADAB.
Infâmes déserteurs !
IfOÏSB.
N'écoutez point l'impie , £t.qu*à la voix des saints Israël se rallie !
(Le peuple et les soldats passcnl du côté de Moïse.) NAD AB , à Arzanê»
Je te défendrai seul , objet cher et cruel , Contre ce peuple entier, Moïse et l'Éternel.
MOÏSB.
Vengeurs du sanctuaire, entourez la victime. Et désarmez le bras qu'avoit armé le crime.
(Des lévites environnent Arzane et désarment Nadah , d*autres emmènent Dathan.)
ABZANE.
Cessez , vils meurtriers ; je saurai bien sans vous Mourir comme une reine. Oui , je vous brave tous, deurèuse , en expirant j'ai veagé ma patrie; C'est par moi que Jacob connottridoiâtrie. Retourne si tu veux, ô peuple renié , ▲ ton Dieu dévorant , à ton Dieu sans pitié. Je te livre à l'arrêt qui déjà te condamne. Et ton sang va couler après celui d' Arzane.
MOÏSB.
Qu'on l'entraîne !
NA9AB, s'arrachant des $nains des lévites et se précipitant vers Ariane.
Sur moi tournez votre poignard !
Arzane, que mon corps te serve de rempart; Permets avec le tien que mon sang se confonde ;
Que nos âmes ensemble abandonnent le monde.
Et que le dernier souffle exhalé de mon cœur
Des feux qui me brûloient te porte encor rardeor 1
ABZ ANB , le repoussant.
Quoi ! jusque dans la mort m'accabler de ta flamme!
Laisse , laisse aux enfers desoendreen paix mon âme.
Disons-le maintenant à la &oe des cieux :
Comme tout Israël tu m'étois odieux.
Filsd'Aaron, dans l'espoir de te perdre toi-même,
J'avois» pour mon supplice, eu la foiblesse extrême
De me vouloir sauver en me donnant à toi ;
Mais cet effort étoit trop au-dessus de moi ;
Et lorsque de l'amour j'affectois le langage
Les pleurs le démentoient sur mon pâle visage.
Je suis enfin soustraite à ces secrets tourments ;
Le tombeau me dérobe à tes embrassements.
Quel bonheur d'échapper à l'amant qu'on déteste!
Adieu, parjure enfant d'une race funeste;
De mon dernier aveu que le dur souvenir
Augmente la douleur de ton dernier soupir;
Et songe, en apurant à ton culte infidèle,
Que je n'avois pour toi qu'une haine immortelle !
(Elle anaolM son voile, et sort avec les Amaléctisa tous la gude
d*aiie tioupede iévitee.)
MOTSB.
Allez, brisez la tête à cH ingrat serpent, Et tarissez les flots du venin qu'il répand.