ACTE I, SCÈNE II. iS
DUBOIS
Tant mienx pour vous , et tant pis pour elle. Si vous lui plaisez , elle en sera si honteuse, elle se débattra tant, elle deviendra si faible , qu'elle ne pourra se «soutenir qu'en épousant ^ vous m'en direz des nouvelles. Vous l'avez vue , et vous l'aimez ?
DORANTE
Je l'aime avec passion ] et c'est ce qui fait que je tremble.
DUBOIS
Oh ! vous m'impatientez avec vos terreurs. Eh ! que diantre ! un peu de confiance ; vous réussirez , vous dis-je. Je m'en charge , je le veux \ je l'ai mis là. Nous sommes convenus de toutes nos actions; toutes nos mesures sont prises ; je connais l'humeur de ma maîtresse ; je sais votre mérite , je sais mes talens , je vous conduis; et on vous aimera, toute raisonnable qu'on est -, on vous épousera , toute fiëre qu'on est , et on vous enrichira , tout ruiné que vous êtes ; entendezvous ? Fierté , raison et richesse , il faudra que tout se rende. Quand Tamour parle , il est le maître ; et il parlera. Adieu ; je vous quitte 5 j'entends quelqu'un , c'est peut-être monsieur Remy ; nous voilà embarqués, poursuivons. (IirailqaelqDespas, et revient.) A prOpOS,
tâchez que Marton prenne un peu de goût pour vous. L'amour et moi , nous ferons le reste.