M. REMY, DORANTE
M. KEMY.
BoNjouK, mon neveu ; je suis bien aise de vous voir exact. Mademoiselle Marton va venir ^ on est allé l'avertir. La connaissez-vous ?
DORANTE
Non y monsieur^ pourquoi me le demandez- vous ?
H. REMT,
Cest qu'en venant ici , j'ai révë à une chose... Elle est jolie , au moins.
DORANTE
Je le crois.
M. REMY
Et de fort bonne famille^ c'est moi qui ai succédé à èon père ; il était fort ami du vôtre , homme un peu dérangé \ sa fille est restée sans bien. La dame d'ici a voulu l'avoir^ elle Taime, la traite bien moins en suivante qu'en amie , lui a fait beaucoup de bien , lui en fera encore, et a offert même de la marier. Marton a d'ailleurs une vieille parente asthmatique dont elle hérite , et qui est à son aise. Vous allez être tous deux dans la même maison \ je suis d'avis que vous Fépou^ siez ; qu'en dites- vous ?
DORANTE, souriant, «part.
Eh !... mais je ne pensais pas à elle.